Lénine danse // Un poème de Francis Combes

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Quand Lénine apprit que la révolution bolchevique
avait tenu soixante douze jours,
soit un de plus que la Commune de Paris,
il sortit du Kremlin et dansa dans la neige.
Sans doute n’imaginait-il pas,
à cette époque où l’ennemi était aux portes
et où il dansait en soufflant dans ses mains,
que l’Union tiendrait soixante-douze années
par le fer, le sang et les roses
dans les tranchées de Stalingrad, les steppes de l’Asie,
en orbite autour de la Terre ou sur un barrage de Sibérie
où des filles de vingt ans s’en iraient bâtir l’Avenir
et les camions rouleraient, au cœur d’avril,
sur des fleuves gelés…
Il ne savait pas non plus qu’un jour la glace céderait
sous le poids des hommes
ou que peut-être les peuples, pour un temps,
en auraient assez de porter à bout de bras leurs rêves
et que disparaîtrait, un matin au réveil,
l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.
Mais il avait, ce jour-là, des raisons
de danser dans la neige.

Siemens+Alstom=Siemens

Communiqué de le Fédération du Doubs, du Territoire de Belfort et du Comité régional de Franche-Comté du PCF

Contrairement à la communication du gouvernement, la prochaine fusion  Siemens-Alstom n’est pas une alliance entre égaux. C’est Siemens qui sera aux commandes car il est majoritaire au capital, majoritaire au conseil d’administration et pèse 10 fois plus que sa filiale ferroviaire qui fusionne avec Alstom.

Contrairement à ce qui est dit, l’équilibre des sites et de l’emploi n’est nullement garanti : il n’y a aucun engagement au delà de 4 ans, et on ne voit pas en quoi la présence de trois « experts » français dits «  indépendants » avec droit de veto  pourrait garantir la pérennité des sites français.

Des décennies de savoir-faire accumulé, des sites vitaux pour l’équilibre économique de leur territoire d’implantation,  comme Alstom-Belfort et Alstom-Ornans, un secteur essentiel au développement de  la transition écologique, vivant des commandes publiques, tout cela est  livré de façon irresponsable au bon vouloir d’un centre de décision étranger.

Ce qui s’est passé avec la vente d’Alstom -énergie  à l’américain GE est là pour montrer à quel point  les soi-disant garanties d’équilibre peuvent s’évanouir.  Les 1000 emplois annoncés, dont se réjouissaient bruyamment les  élus locaux franc-comtois, se sont transformés en 1000 emplois perdus. Les députés et les maires LREM et LR qui   soutiennent la mise sous contrôle de Siemens feraient bien de s’en souvenir.

Si les ventes et fusions mettent à mal les capacités industrielles et l’emploi, elles sont une bonne affaire pour les  actionnaires. Bouygues ne démentira pas qui, avec les dividendes accumulés et la vente de ses actions en 2018 , s’apprête à encaisser  plus de 5,8 milliards d’euros en 12 ans !

Nous appelons donc à la mobilisation des salariés et de la population pour que  :

⁃l‘état reprenne la main dans le capital et le CA en achetant à un prix raisonnable les 28,3 % d’ actions de Bouygues, comme cela avait été annoncé par le précédent  gouvernement. La parole publique ne saurait être à ce point discréditée.

⁃Les collectivités locales et la SNCF se préoccupent davantage des retombées sur les territoires de leurs commandes ferroviaires.

⁃les syndicalistes, les élus locaux et les  représentants des groupes parlementaires soient partie prenante du futur comité de suivi .

⁃une commission parlementaire soit créée pour enquêter sur les conditions douteuses des deux dernières opérations de fusion et donner des perspectives de développement industriel aux secteurs énergétique et ferroviaire.

Evelyne TERNANT, José ARDURA, Thibaut BIZE

Journée nationale de mobilisation de la fonction publique

Manifestation: mardi 10 octobre

à 10h30 – place de la Révolution

Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s’accumulent pour les agents de la fonction publique (gel de la valeur du point indice, retour à la journée de carence, menace de 120 000 suppressions d’emploi…Ces mesures vont dégrader le pouvoir d’achat de plus de 5,4 millions d’agents publics et fragiliser les services publics rendus aux usagers.

Unité !

Le fait que l’ensemble des syndicats soient tombés d’accord pour contrer ces mesures, faisant preuve d’une unité qui n’est pas automatique, montre que l’enjeu est important et clair pour la majorité des fonctionnaires de toute catégorie. D’autant que ces mesures sont de même inspiration que celles qui frappent les salariés du privé. La plupart des salariés prennent peu à peu conscience que la politique de Macron, qu’on y soit favorable ou pas, ne tiendra même pas ses promesses de développement économique.

Le service public est l’avenir du monde

Les services publics, la Sécurité sociale, ne sont pas que l’héritage d’un passé encore récent. C’est le cœur de la société que nous voulons, d’une civilisation solidaire, et au lieu d’être dégradés par des politiques d’austérité, ils doivent être développés par l’argent disponible (voir notamment paradis fiscaux) pour permettre l’augmentation générale du niveau de santé, d’éducation, et accessoirement de toute activité économique. 

Les communistes proposent un service public du 21e siècle !

•   Remise en cause de l’austérité budgétaire pour un nouveau développement des services publics avec abandon du pacte de stabilité et de tout dispositif visant l’austérité budgétaire ; fin de la baisse des dotations aux collectivités locales et moratoire sur les fermetures de services publics ; mobilisation pour de nouvelles recettes.

•   Renforcer le maillage des services publics, en particulier dans les territoires suburbains et ruraux. Agir pour leur réimplantation avec gestion démocratique et participative, associant direction, usagers, élus et représentants du personnel.

•   Plans d’investissement pour assurer l’ensemble de leurs missions, ce qui implique un plan de formation et de création de postes sous statut et la titularisation des personnels précaires exerçant dans les services pub