La ville de Besançon solidaire avec la Palestine (Article du Fil Rouge)

En lien avec l’association France Palestine Solidarité (AFPS) et à l’initiative des élus communistes et Verts, la ville de Besançon noue depuis 2005 des liens de coopération avec Aqabat Jaber, camp de réfugiés de Cisjordanie.
Un certain nombre d’actions ont étés menées notamment sur l’eau : rénovation du réseau d’eau, mise en place d’un service de l’eau, sensibilisation des réfugiés sur l’utilisation de l’eau…
Cette coopération permet aux réfugiés d’être approvisionnés en eau en continu malgré les restrictions opérées par l’Etat Israélien. Un projet d’assainissement des eaux usées et de gestion des déchets est phase de réalisation.
D’autres projets ont vu le jour ou sont en cours tels que des rencontres entre jeunes réfugiés et jeunes bisontins, femmes du camp et femmes bisontines, ou encore le développement touristique de cette région avec la création du chemin d’Abraham qui traverse la Palestine et a reçu le prix de Trek en 2018.
Par-delà cette coopération avec Aqabat Jaber, la ville de Besançon s’engage pour le respect des droit des Palestiniens. Sur proposition des élus communistes, notre ville a été la première en France a s’exprimer pour exiger la libération de Salah Hamouri, jeune avocat franco-palestinien en détention administrative depuis Aout 2017 sans motif connu.

Sécurité : Rassurer n’est pas forcément protéger ! (Fil Rouge)

 

La ville dépense 1 million d’euros par an pour la vidéo surveillance (achat de caméras, maintenance, personnels et locaux pour la surveillance). Pour quelle efficacité ?

Peu d’études ont été menées sur l’impact des caméras de surveillance. Les spécialistes estiment que l’amélioration du taux d’élucidation des délits est de l’ordre de 0,1 %, ce qui est négligeable et ne justifie pas la gabegie financière liée à ces installations.

Si les caméras rassurent, elles n’ont pas prouvé une réelle efficacité.

Par exemple, la ville de Nice a installé plus de 1200 caméras. Quelques jours avant l’attentat, le terroriste est venu en repérage. Avec son camion, Il a fait 11 allers et retours sur la promenade des Anglais, interdite aux poids lourds de cette taille. Il est monté sur les trottoirs. A chaque fois, il a été filmé, sans résultat !

Les élus communistes estiment que le million d’euros dépensé par la ville seraient mieux utilisé s’il était orienté vers la prévention, en lien avec les associations de quartier, les habitants, les bailleurs et une présence policière de terrain.

L’eau à Besançon (article du Fil Rouge)

Qualité et préservation de l’environnement 

A Besançon, les 3 premiers m3 d’eau sont gratuits. Cette mesure, Christophe Lime, maire adjoint chargé de l’eau et de l’assainissement, y tenait. Ainsi, chaque famille peut consommer gratuitement l’eau du robinet pour ses besoins quotidiens. Cette mesure incitative invite les bisontins à cesser l’achat d’eau en bouteille plastique qui représente un  gros budget (environ 400 € annuels pour une famille de 4 personnes). De plus, c’est une mesure écologique : 7 kg de plastique par famille à recycler en moins par an. La Bisontine est une eau dont la qualité reconnue comme étant une des meilleures et la moins chère des Grandes villes de France.

Cette mesure s’accompagne d’une tarification progressive (le m3 est plus cher pour les très gros consommateurs) afin d’inciter à économiser l’eau.

La préservation des captages reste une priorité absolue que cela soit pour la source d’Arcier comme celle de la Loue après des actions concertées avec les agriculteurs, les collectivités, les entreprises, mais aussi les citoyens concernés par ces secteurs. Un travail est en cours sur la valorisation du biogaz à la station de traitement des eaux usées de Port Douvot  avec injection sur le réseau de GRDF. 

Dans le cadre du transfert de l’eau et de l’assainissement à l’Agglomération du Grand Besançon, la gestion publique a été développée avec la création de 25 nouveaux emplois dans les services. Dès 2018, la gestion publique sera agrandie aux communes de Saône, Grandfontaine, Montferrand le Château, Velesmes-Essarts. D’ici à 10 ans, un prix unique (un des plus bas de France) sera appliqué pour tous les usagers de l’agglomération. 

D’autres extensions de service public ont eu lieu, notamment la collecte des déchets ménagers et des cartons au centre-ville et une étude est en cours pour une reprise de l’activité du privé restant par le centre de tri du Sybert. 

L’ensemble de ces actions conduisent à des services à la population efficaces, moins chers et plus respectueux de l’environnement.    

« Nous ne servirons pas la soupe aux néolibéraux et aux fascistes »

Ce jeudi 7 juin était organisé à l’initiative des Jeunes avec Macrons un « débat » réunissant la droite française dans son ensemble (FN/LR/LREM) et à notre regret la France Insoumise.

Nous, jeunes communistes, ne serons pas les faire-valoir de cette opération de banalisation du Front National et nous ne participerons pas à cette campagne de marketing gouvernemental visant à faire d’En Marche le centre du jeu politique.

Peut-on parler de débat quand une organisation choisie le lieu, les thèmes et ses opposants ? Manière de faire verticale et peu démocratique étant le reflet d’un gouvernement et d’un « parti » autoritaire servant tout deux, la classe dirigeante !

Le débat ne nous effraie pas, mais pour autant nous ne voulons participer à ce dîner de cons qui ne permet en aucun cas de porter des revendications sérieuses sur la jeunesse, la France et son avenir. Nous nous refusons à nous enfermer dans un entre-soi petit bourgeois conformiste et confortable.

A quand le vrai débat sur :

  • –  La précarité des jeunes
  • –  L’accès à l’éducation pour tous
  • –  Les conditions de travail
  • –  La mort des services publics
  • –  La solidarité internationale (Palestine, Kurdistan)
  • –  …..« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair- obscur surgissent les monstres »A. Gramsci