Action «Oui aux trains de nuits»

« A Besançon, nous nous associons à la mobilisation européenne des collectifs « Oui au train de nuit », « Back on Track » et « Stay Grounded » en faveur du train de nuit comme alternative à la croissance de l’aviation, nous serons sur le parvis de la gare Viotte le vendredi 5 octobre à 17 h 30 pour dire « oui aux trains de nuit, oui aux trains du quotidien »

 

Par ailleurs, la Ministre des transports a annoncé samedi 22 septembre la prolongation au-delà de 2020 des 2 lignes existantes ainsi qu’un financement pour la rénovation des voitures-couchettes à hauteur de 30 millions d’euros. Nous félicitons la ministre de cette annonce et lui demandons d’aller plus loin en réouvrant les lignes intercités de nuit déjà fermées sous couvert d’une baisse de la fréquentation. Argument tronqué puisque les taux d’occupations sont élevés et constants. C’est le nombre de trains en circulation qui s’est fortement réduit depuis 2011. Pour leur part les voyageurs plébiscitent les aspects pratiques du train de nuit.

 

Les trains de nuit sont une des composantes de la stratégie globale ferroviaire, leur maintien est essentiel car ils répondent à un besoin spécifique : les trajets nocturnes de 4 à 8h . En effet les trains de nuit permettent  de relier des territoires éloignés, sans perte de temps car on voyage pendant son sommeil, à un coût raisonnable (économie d’une nuit d’hôtel) avec un impact environnemental bien plus faible que l’avion ou la voiture.

 

Par exemple depuis Besançon, il existe un besoin pour les trains de nuit transversaux. Actuellement 7 heures de voyage en train sont nécessaire pour rejoindre Nice, Port-Bou, Toulouse ou Brest, et plus de 8 heures pour Pau ou Tarbes.

 

Maintenir les trains de nuit permet également de maintenir le Fret ferroviaire, les trains intercités de nuit et de fret utilisent le même réseau  dans des conditions similaires, engager la rénovation nécessaire de ces lignes conduit donc à faire « d’une pierre deux coups».

 

Le maintien des lignes intercités de jour est lui aussi essentiel, qu’aucune fermeture de lignes n’est sans conséquence, il faut en priorité miser sur la rénovation, l’entretien, la réouverture des voies, maintenir ouvertes les petites gares, comme celle de Franois par exemple. Seul le maintien et le développement d’une offre diversifiée permettra aux trains d’assurer efficacement leur rôle de transport alternatif à la voiture et aux avions.

 

Nous soutenons une stratégie d’avenir qui met la priorité sur la qualité d’un service public du transport ferroviaire et la fiabilité du réseau. Défendons nos territoires, défendons nos trains ! 

Signataires: Avb (asso vélo Besançon),la Fnaut (fédération des usagers du train), CGT cheminot, EELV, PCF, Génération.s, Ensemble !, PS, Collectif à gauche citoyens.

 

Une rue pour Maurice Audin

La reconnaissance par le président de la république de la mort sous la torture, perpétré par l’armée française de notre camarade Maurice Audin est l’aboutissement d’un combat de 60 ans contre le mensonge d’état.

En tant que jeunes communistes héritiers de cette lutte nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision qui permet enfin de déchirer le voile sur cette période de notre histoire trop longtemps occulté. Nous avons une pensée pour la famille de Maurice Audin et particulièrement sa veuve qui voit enfin son drame reconnu. Cependant ce n’est qu’un premier pas, dans la reconnaissance des crimes d’état commis à cette époque et nous réclamons toujours que lumière soit faite sur le rôle de la police et de l’état français.

Afin de maintenir la mémoire de ce crime et du combat pour sa reconnaissance, nous Jeunes Communistes, réclamons qu’une rue soit renommé en souvenir de Maurice Audin et souhaitons que les élu.e.s locaux prennent position en faveur de ce projet.

Marine LEPEN parle devant 1000 militants et toute la presse en parle, la Fête de l’humanité explose son record de fréquentation et est reléguée dans les faits divers

Ce week end a été historique pour les militants communistes. Notre fête, la Fête de l’Humanité a explosé les compteurs en terme de participation en dépassant la barre des 800 000 visiteurs, soit 6 fois plus que les Eurockéennes de Belfort. Cette affluence fait de la Fête de l’Humanité la plus grande fête populaire de France, mais c’est aussi un événement culturel incontournable avec plus de 60 concerts, avec un village du livre accueillant près de 200 auteurs, des spectacles vivants, des expositions… C’est aussi et surtout l’événement politique incontournable  de la rentré avec la présence de nombreuses personnalités du monde politique, syndical, sportifs ou associatifs. C est aussi la présence  de stand venant de toute la France (comme le stand de la Fédération du Doubs du PCF avec ses 50 militants bénévoles), aux côtés des stands de partis progressistes du monde entier. 

En résumé un événement unique en son genre, démesuré, qui a encore réussi à réunir un  peuple de gauche bien vivant et qui cherche à se fédérer.

Pendant ce temps, Marine LEPEN lance sa campagne européenne à Fréjus devant 1000 personnes. Même pas un quart des militants bénévoles de la fête de l’Humanité. Il y a d’ailleurs fort à parier (même si nous n’avons pas tenu les comptes) que nous avons vu plus de personne sous le stand du PCF de Doubs ce week end qu’il n’y en a eu devant Marine LEPEN, et que la teneur des nos débats étaient bien plus dense politiquement que le vide idéologique du repli identitaire prôné par le RN. 

Pourtant en allumant nos postes de radio sur le chemin du retour ou en ouvrant le journal ce matin, tout le monde parle de Fréjus et la Courneuve apparaît dans le meilleurs des cas dans les faits divers. 

Comment s’étonner alors que le RN sort en tête des sondages des européennes si le micro lui est tendu en permance? 

Les communistes qui sont attachés à une presse libre et pluraliste se demandent parfois les raisons qui poussent les éditorialistes à nous écarter de l’actualité traitée par leurs journaux.