S’appuyer sur le mouvement social pour changer de politique (édito du Fil Rouge)

edito du fil rouge numéro spécial élu

Macron, l’ultra libéral
L’année 2 de Macron a vu naître des mobilisations qui ont toutes en toile de fonds le refus d’une société ultra libérale qui défait méthodiquement les services publics essentiels à notre quotidien et organise la concurrence de tous contre tous (cheminots, étudiants, personnel des EPHAD, retraités, agriculteurs, salariés de Carrefour, d’Air France…). Emmanuel Macron en a d’ailleurs fait sa marque de fabrique en opposant les agriculteurs aux cheminots, les infirmières aux retraités, les étudiants aux ouvriers…

Les seuls qu’il n’oppose pas aux autres, ce sont les plus riches qu’il bichonne avec des cadeaux comme la suppression de l’ISF (impôt sur la fortune): 3,2 milliards d’euros restitués au 1% des plus riches aux dépens des 90% qui galèrent. Nous combattons ce gouvernement au service du capital contre le travail.
Un maire qui change de bord
Le soutien du maire de Besançon au gouvernement crée des tensions évidentes au sein de la majorité municipale. Le programme sur lequel nous avons été élus, un programme de gauche qui étend les services publics, propose des tarifs sociaux de solidarité, est en contradiction avec l’idéologie
du tout marché du gouvernement. Il a été respecté jusqu’à présent. Les pages qui suivent, consacrées à l’action de notre groupe d’élus, témoignent de notre
contribution à cette réalisation.
Mais notre action rencontre aussi des limites : certaines sont liées aux contraintes imposées par le gouvernement, comme la suppression des contrats aidés, la restriction autoritaire de notre budget avec amende en cas de dépassement, ou encore la question des migrants. L’attitude nationale et locale à l’égard des migrants n’est pas conforme aux valeurs humanistes de fraternité que nous portons.
Dans cette situation anormale où un Maire rompt avec ses électeurs de gauche en changeant de bord, nous nous interrogeons à tous moments : devons-nous rester dans la majorité ou en sortir? Si nous en sortons, qu’adviendrait-il des dossiers que nous avons portés, dans quel sens seraient-ils gérés, qu’en serait-il du contrat municipal passé avec les Bisontins? Jusqu’à présent, comme nos collègues élus restés fidèles à la gauche, nous pensons être plus utiles à nos concitoyens en assumant nos responsabilités. Jusqu’à présent…
Tous ensemble
Mais aujourd’hui l’urgence est de travailler à ce que le mouvement social fédère ses revendications, et trouve un débouché politique. La gauche est à reconstruire dans notre pays, autour des grands objectifs que nous rappelons dans cette page. Nous y travaillons au quotidien en tant qu’élus, en tant que militants, en tant
que citoyens.

Des propositions à débattre et à enrichir avec les citoyen-ne-s et toutes les forces de gauche :
redonner du pouvoir d’achat à ceux qui produisent les richesses par l’augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux;
développer l’emploi par la réduction du temps de travail (32h dans un 1er temps), par un programme écologique ambitieux (rénovation du bâti ancien, développement des énergies renouvelables, développement du rail et des transports en commun… un projet industriel qui intègre les impératifs écologiques, développer l’agriculture paysanne, soutenir et financer les PME) par l’instauration d’une réelle égalité salariale femme-homme; Les communistes sont porteurs d’un projet «sécurité-emploi-formation» ou chacun en âge de travailler serait soit en situation d’emploi, soit en formation.
• prendre la main sur la finance par la création d’un pôle public avec la nationalisation des 3 banques de dépôts (BNP Paribas, Société Générale et Crédit Lyonnais) pour favoriser la lutte contre la spéculation et pour promouvoir les financements d’une croissance économique, sociale et écologique de qualité;
• instaurer une réforme fiscale qui frappe la rente et allège les impôts de ceux qui produisent les richesses ;
• créer une nouvelle politique européenne Claquer la porte de l’UE n’est pas une solution, car l’échelle nationale ne permet plus de résoudre certains problèmes. À terme, il faut changer les traités. Mais dans le cadre actuel, il existe des marges de manœuvre pour une autre politique. Ce sont les chefs d’État qui décident des grandes orientations. La France qui pèse lourd (2e puissance européenne) a la possibilité de dire non à l’ouverture à la concurrence des Télécoms, de l’énergie et du rail. Elle peut encore aujourd’hui dire stop! Elle peut peser pour que la BCE finance les services publics européens au lieu de déverser des tombereaux d’Euros à des taux de 0% sur les banques qui spéculent.
Thibaut Bize, secrétaire départemental du PCF
et président du groupe des élu-e-s communistes.

1ere edition de la Fête de L’Humanité 25

Fête de l'Humanité 25

Soyez nombreux a participer à la première fête de l'humanité 25, le 26 mai au Fort de Bregille à Besançon

Gepostet von Fête de l'Humanité 25 am Mittwoch, 16. Mai 2018

Repas (10€ : Entrée variée au choix, chili con carne, dessert) sur inscription au 03 81 88 78 83 ou a pcf.doubs@gmail.com

12h  Ouverture de la Fête

• 12h30   Apéritif musical (Swing en boucle).

• 13h   Repas (10€ : Entrée variée au choix, chili con carne, dessert : tartes et gâteaux faits par les camarades).

• 14h30   Débat autour de mai 68 et des perspectives politiques  (avec la participation de Gilbert Garell, président de ISH (Institut Histoire Sociale) de la CGT.

16h30   Conférence gesticulée par Emmanuelle Cournarie.

• 17h30  Carrefour des luttes. Intervention des camarades de la coopérative FRALIB 1336 et des luttes locales, témoignages des luttes actuelles.

• 18h30 Passage d’un film sur mai 68 dans le Doubs

 19h30 Swing en boucle et le graffeur Nacle. Buvette.

• Pendant toute la durée de la fête il y aura divers stands d’organisations politiques et syndicales,  des stands d’associations.

• Un stand des élus communistes de la ville de Besançon

• Un stand d’une conteuse et illustratrice de livres pour enfants (Myriam Picard)

• Mohamed Jaouar sera présent à la fête avec son livre « Le pays où les vaches n’avaient pas de queue »

A quoi sert la loi travail? Augmentation du temps de travail chez PSA Vesoul

Selon Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, les salariés de PSA Vesoul devront offrir à l’entreprise « 5/% de travail gratuit ». Ludovic/REA

Pierric Marissal, Vendredi, 18 Mai, 2018, L’Humanité

La direction du constructeur automobile entend profiter des dernières mesures Macron pour augmenter le temps de travail de ses salariés par un simple accord d’entreprise.

« Avec quelques dizaines de salariés du site, nous sommes en débrayage spontané pour accueillir les caméras de TF1 alors qu’il n’y a encore aucun appel syndical, c’est très bon signe ! » s’exclame Cédric Fisher, délégué CGT de l’usine PSA de Vesoul. C’est sur ce site de la Haute-Saône que la direction du groupe automobile veut faire passer un projet d’accord local visant à allonger le temps de travail. Elle espère remettre en cause les 35 heures pour passer à 37 h 45 par semaine, soit une augmentation du temps de travail effectif de 7,8 %, avec une augmentation de 2,8 % des salaires en « contrepartie ». « Cela fait tout simplement 5 % de travail gratuit et une baisse de salaire au taux horaire, explique Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central CGT de PSA. Et comme plusieurs primes sont liées à ce taux horaire, cela va les baisser aussi. Sans parler du fait que cette augmentation du temps de travail va amputer les heures supplémentaires, majorées, elles, à 25 % et nombreuses, puisque le site de Vesoul tourne à plein régime. » Une sacrée attaque contre les fiches de paie.

Cet allongement du temps de travail a aussi pour but de permettre la suppression de 150 postes en CDI par an, au moins jusqu’en 2021. Aucun plan social n’est annoncé, des ruptures conventionnelles seront certainement négociées et les départs en retraite non remplacés, estime la CGT. « 800 personnes sont parties ces quatre dernières années, on a déjà fait beaucoup d’effort s», regrette Cédric Fisher.

« Ils commencent par nous car on est un site jugé calme »

L’annonce tombe juste après les élections professionnelles, dans un climat d’autant plus tendu qu’a été mise en place la fusion des instances représentatives du personnel sur le site. C’est donc au comité social et économique – le CSE, instauré par les ordonnances travail – que ce projet d’accord d’entreprise, permis par ces mêmes ordonnances, a été présenté lundi. Le porte-parole de PSA a expliqué que « les négociations vont débuter. On espère conclure un accord dans les semaines qui viennent ». FO, arrivée en tête aux élections, a déjà annoncé son intention de signer pour « assurer l’avenir du site » de fabrication et de stockage de pièces détachées de Vesoul, dit le syndicat, reprenant l’argumentaire de la direction. Le porte-parole de PSA avance que l’usine « doit continuer à se transformer pour poursuivre le développement de son activité dans un environnement particulièrement concurrentiel ».

Sur ce projet d’accord, la CFTC reste pour l’heure réservée. « Si les deux syndicats signent, l’augmentation du temps de travail passe, puisqu’ils ont obtenu, en cumulé, plus de 50 % aux élections professionnelles, explique Jean-Pierre Mercier. D’où l’urgence de mobiliser les salariés. » Ce pourquoi la direction veut aller vite sur le site de Vesoul, où travaillent encore 3 000 personnes. « Ils commencent par nous car on est un site jugé calme, mais on va leur montrer qu’ils ont tort, promet Cédric Fisher. Car la direction veut étendre cet accord, tout le monde en est conscient. La preuve, la CGT de PSA Saint-Ouen appelle à la grève le 22 mai prochain pour défendre les 35 heures. »

Chroniques des luttes

1/ Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat Vigi-CGT Police, affirme, à propos des casseurs lors de la manif du 1er mai:

 » Selon nos collègues CRS, les ordres de la préfecture de police étaient: s’il y a de la casse on laisse casser ».

 

2/ La CGT énergie, solidaire des cheminots, coupe l’électricité de la tour Incity, siège de la direction régionale de la SNCF

La CGT énergie coupe l'électricité dans la "Tour Incity" de Lyon, siège de la SNCF

 

PCF // Les casseurs du modèle social français remercient les casseurs des manifs !

De quoi a-t-on parlé dans les médias hier après la manif du premier mai?
De l’avenir du rail en France et de son rôle dans la transition écologique?

Du statut des cheminots?

De la grève SNCF et des moyens de la soutenir?

De « parcours sup » et de la sélection à l’université?

De la dégradation bien entamée du service public hospitalier?

De la loi travail XXL?

Tous ces sujets, qui concernent le quotidien de millions de Français, disparus derrière le vandalisme d’une poignée d’individus prétendument anti-système.

A croire que les violences des « casseurs » d’en bas arrangent bien les « casseurs » d’en haut. Car si ces violences sont condamnables, elles ne doivent pas servir à dissimuler la casse sociale sans précédent menée tambour battant par Macron pour les intérêts du capital. Aucun doute: cette agression de la France et de son modèle social causera, à terme, des dégâts d’une bien plus grande ampleur

Docteur Jean-Louis, Mister Fousseret

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Jean-Louis Fousseret a donné à l’ER du 29 avril un long entretien dans lequel il apporte un soutien sans réserves aux réformes d’Emmanuel Macron qui précarisent le travail, sécurisent le capital, privatisent les biens communs et détruisent le socle des solidarités.  Contre toute évidence, il est  dans le déni des effets inégalitaires et inhumains des choix politiques du gouvernement, et dans l’occultation des  difficultés financières dans lesquelles se trouvent les collectivités locales suite aux choix budgétaires.
Notre opposition aux choix politiques nationaux du maire est totale.
Il réaffirme par ailleurs son attachement au programme municipal qui, jusqu’à présent, est effectivement appliqué, et se caractérise par  une extension des services publics (eau, déchets), par leur tarification sociale allant jusqu’à la gratuité, et par la préservation des budgets de solidarité. Le 1er mai, une maison du peuple a été restaurée avec des financements importants de la ville ! Tout un programme anti-Macron en quelque sorte…. Heureusement que le maire n’est pas seul dans le Conseil municipal et que des élus résistent à l’air du temps.
Il est souvent reproché aux responsables politiques de ne pas faire ce qu’ils disent. Pour une fois, on ne s’en plaindra pas!