SolMiRé: Les militants ne doivent pas être condamnés, les migrants doivent être hébergés

Communiqué des élus du groupe PCF-Front de gauche de Besançon :

Aujourd’hui les militants du collectif passeront pour la 3e fois devant le tribunal avant une probable expulsion du local occupé rue d’Arène. Ce collectif, qui s’est constitué dans le but de venir en aide aux migrants à la rue, a permis de mettre en lumière les dysfonctionnements dans les dispositifs d’accueil des personnes ayant l’intention de déposer une demande d’asile.

Les élus communistes, en lien à la fois avec le collectif et l’équipe municipale sont intervenus régulièrement dans le but d’améliorer les conditions d’accueil de ses ces personnes. 

Aujourd’hui les conditions d’accueils du PRHADA (Ancien Formule 1 École-Valentin) dénoncées par le collectif ont étés améliorées avec l’installation de plusieurs cuisines, les délais d’attente pour l’obtention d’un rendez vous en préfecture auparavant de 50 jours en moyenne ont été divisé par deux.

Pour ce qui est de l’accueil de jour, la Boutique Jeanne-Antide est prête a à augmenter sa capacité pour l’accueil de jours si cela s’avérerait nécessaire.

Malgré les quelques avancées des interrogations subsistent:

•que deviennent les personnes ne correspondants pas aux conditions définies par la préfecture pour accéder à l’accueil de jour assuré par la boutique Jeanne-Antide?

•que deviennent  les personnes qui ont été hébergées la semaine dernière dans le cadre du plan grand froid et qui sont aujourd’hui de nouveau à la rue?

En Juillet 2017  E. Macron annonçait « D’ici la fin de l’année, je ne veux plus personne dans la rue, dans les bois ». Pourtant nous constatons aujourd’hui que les budgets alloués par l’état à l’hébergement d’urgence sont insuffisants au regard des besoins et particulièrement dans notre département.

C’est pourquoi les élus communistes demandent:

  • Une réactivation d’urgence du plan grand froid
  • Une augmentation du nombre de place d’hébergement d’urgence afin de répondre aux besoins
  • L’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence et de l’accueil de jour ( particulièrement pour les familles à la Boutique Jeanne-Antide car c’est déjà le cas pour les adultes isolés)
  • la poursuite de la réduction du délai d’attente pour un rendez vous en préfecture afin d’atteindre le délai de 3 jours à 10 jours maximum prévu par la loi
  • que le collectif puisse continuer à disposer du local tant que nous n’aurons pas l’assurance que les personnes auxquelles ils viennent en aides ne sont pas prises en charge
  • que toutes les charges retenues contre les militants du collectifs soient abandonnées

Étant attachés aux traditions de solidarité de notre ville, nous resterons vigilants pour garantir un accueil digne de à ces personnes.

Les élu(e)s communistes de Besançon