PCF // Retrait de l’arrêté anti-mendicité

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En Marche !: faible avec les forts, fort avec les faibles.

L’arrêté du 9 juillet 2018 du maire de Besançon intervient dans un contexte politique national, celui des politiques libérales de Macron auxquelles le maire apporte son soutien : baisse de l’impôt sur la fortune, diminution de l’imposition du capital, suppression de l’exit tax, etc.. Autant de cadeaux pour les super-riches et les actionnaires dans l’espoir que cette accumulation de richesses en haut « ruisselle » jusqu’au bas de l’échelle sociale. Après bientôt 40 ans de telles politiques sans aucun effet, qui peut encore y croire ?

Dans ce contexte d’un assistanat général des puissants dans notre pays, un tel arrêté ne peut que susciter la colère. Il y a vraiment un « deux poids, deux mesures ». LREM : forte avec les faibles, faible avec les forts.

Derrière la mendicité : l’affaiblissement de l’État social par l’austérité.

« Réduire le périmètre du service public », « diminuer le nombre de fonctionnaires », « alléger les dépenses pour réduire la dette », nous commençons à vivre aujourd’hui les conséquences très concrètes, dans notre quotidien, de ces formules reprises tant et tant ces dernières décennies, par la droite, la direction socialiste et tous les « François Lenglet » de la télévision.

Prendre en charge ceux qui n’ont rien, ce n’est pas du luxe. Ni pour ceux qui vivent dans la rue, ni pour ceux qui traversent les rues.

C’est ce que Monsieur le Maire pensait pourtant en 2011 : « Ce que je veux moi, ce n’est pas combattre les pauvres, je veux lutter contre la misère ». « Pour moi ce serait un échec dramatique, je dis bien dramatique, de notre modèle républicain, de légiférer contre la mendicité ».

Des problèmes réels mais un arrêté confus.

Néanmoins, il n’est pas question de tomber dans l’angélisme et la naïveté. Il y a des problèmes à Besançon au centre-ville qu’il faut regarder en face : agressions verbales, insultes à caractère sexiste, problèmes de propreté, etc. Mais ces problèmes ne concernent qu’une toute petite minorité de ceux qui sont visés par l’arrêt anti-mendicité. Il est impensable de criminaliser tout un groupe pour les agissements d’une minorité.

Il y a par ailleurs de vrais problèmes de délinquance (dégradation, violence et stupéfiants) depuis plusieurs mois dans la zone Quai Vauban, rue Pouillet, Passages Pasteur. Les témoignages d’habitants et de commerçants sont nombreux et doivent être entendus. Mais ce n’est pas avec un arrêt anti-mendicité qu’on réglera ces problèmes. Et là encore l’arrêté introduit de la confusion en amalgamant la mendicité, la délinquance, la violence, etc.

Pour toutes ces raisons, les communistes du Grand Besançon demandent le retrait de cet arrêté.

Chercher des solutions en impliquant la population.

Il faut, au niveau national, en finir avec ces politiques d’austérité, avec ce choix d’assister les super-riches et le grand capital, afin de retrouver des ressources financières pour l’intérêt commun.

Mais en attendant et au niveau local, il faut aussi des solutions. D’abord, il faut que ces questions soient plus largement débattues en conseil municipal. Les arrêtés (sortes d’ordonnances municipales) ne résolvent rien. Il faut aussi et surtout revoir la façon de traiter ce type de problèmes. Il faut inclure dans la réflexion et la délibération tout ceux qui sont concernés. On ne travaille pas les questions de sécurité et de voie publique seulement d’en haut, depuis des bureaux de mairie et de préfecture. Les habitants, les commerçants et ceux qui vivent dans la rue ont une connaissance de première main des problèmes en question.

Le PCF bisontin demande que la mairie mette en place des modalités concrètes d’implications des habitants pour aider à résoudre ces difficultés.