Nous allons à la bataille unis dans la plupart des communes !

2012-10-10pierre-laurent3Dans ce cas, comme plus généralement dans les élections à venir, attention à ne pas nourrir de faux débats dans le Front de gauche. J’ai dit dans plusieurs interviews cette semaine, notamment celle accordée à L’Humanité ce vendredi 11 octobre, et dans mes conclusions de la réunion nationale des animateurs du PCF le 6 octobre, de quelle manière nous envisagions les municipales.
J’y renvoie les lecteurs de ce blog pour ne pas me répéter inutilement. Chacun le constatera. Il n’y a là nulle raison de fracture au sein du Front de gauche, même si nous avons un désaccord sur la gestion de cette échéance dans quelques grandes villes, dont Paris. D’autant que ces différences sont circonscrites et que nous allons à la bataille unis dans la plupart des communes. Que de surcroît il faut maintenant sans tarder s’atteler à préparer les élections européennes, où le danger menace également mais où le Front de gauche est en position de réaliser de très bons résultats. L’idéal serait que nous soyons prêts à entrer en campagne avant la fin de cette année.

Un front où chaque formation doit s’efforcer de respecter ses partenaires

Je ne comprends décidément pas la dramatisation entendue ici ou là à ce propos, encore moins les déclarations à l’emporte pièces sur ceux qui « s’excluraient eux mêmes » du Front de gauche. Cela me rappelle une période heureusement révolue au Parti communiste où l’on excluait encore, mais où, plutôt que d’assumer ces exclusions honteuses, la direction disait de camarades qu’ils « s’étaient eux-mêmes placés en dehors du Parti ». De plus, le Front de gauche n’est pas un parti, mais un front où chacun, et chaque formation, doit s’efforcer de respecter ses partenaires. La seule voie raisonnable est donc celle du débat politique, et en le poursuivant, chacun, je crois, comprendra que le choix des communistes, même dans les cas où nous ne convainquons pas tous nos partenaires, est toujours sincèrement motivé par l’avenir du Front de gauche.
Assumons notre débat collectif et continuons à construire ensemble. Cela demandera à tous, à commencer par le PCF, de produire les actes nécessaires pour dépasser la crispation actuelle et relancer ce travail commun. Le Front de gauche est notre bien précieux pour le présent et pour l’avenir.

Extrait de la dernière publication du blog de Pierre LAURENT :

http://www.pierrelaurent.org

Conférence sur le travail

Madame, Monsieur,

Depuis deux ans que je dirige la Scène nationale, je m’attache à défendre un projet artistique et culturel ancré pleinement dans la société d’aujourd’hui. À travers des spectacles, des films, des rencontres, les œuvres et les artistes questionnent le passé et éclairent l’avenir, dissèquent les pensées et les actes de l’Homme.

C’est dans ce prolongement que lundi 14 octobre 2013 à 20h, l’Espace à Planoise ouvre ses portes pour une conférence et une exposition sur le thème du travail, organisée par Barbara Romagnan, Députée de la première circonscription du Doubs.

Anne Tanguy

PEUT-ON ENCORE S’ÉPANOUIR AU TRAVAIL ?

Danièle LINHARD, sociologue du travail, spécialistes des mutations du travail, des stratégies managériales et des rapports entre les hommes et les femmes au travail, auteure de très nombreux ouvrages : La Modernisation des entreprises, Perte d’emploi, perte de soi, Travailler sans les autres…

Sophie PRUNIER-PULMAIRE, ergonome et psychologue du travail, Maitresse de conférence à l’université Paris Ouest Nanterre, experte auprès de l’Agence française de sécurité sanitaire, auteure de deux récents ouvrages : Le Travail révélé, Le bonheur au travail, défis ou défaite.

Exposition : Le travail révélé, Regards de photographes, paroles d’experts / Sous la direction de Sophie Prunier-Poulmaire.

Roms: voeu du Front de Gauche pour un village d’insertion à Paris

Les élus parisiens du Front de Gauche veulent soumettre au vote lors du prochain Conseil de Paris des 14 et 15 octobre un « voeu » réclamant la création dans le huppé XVIe arrondissement d’un village d’insertion à destination de la population Rom.
Un « voeu », qui n’a pas de valeur juridique à l’inverse d’une « délibération » du Conseil de Paris, permet à un groupe politique d’interpeller l’assemblée municipale sur un sujet d’actualité et de susciter un débat.

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Le voeu que proposera Ian Brossat (PCF) en séance dans dix jours fait notamment valoir qu' »en Ile-de-France vivent 10.000 des 17.000 ressortissants Roms en France, (…) dans des conditions de misère extrême, indignes de notre pays ». Et que « considérant la volonté du gouvernement de voir créer 50 villages d’insertion à travers la France », la Ville de Paris doit aussi prendre une part « active » à cette politique.
Comme le XVIe est le plus vaste arrondissement de la capitale et qu’il a perdu plus de 40.000 habitants en 40 ans d’après l’Insee, est-il souligné, il semble ainsi tout désigné pour participer à la solidarité avec les Roms et à accueillir un village d’insertion, aux yeux des élus FG.
« Plutôt que de stigmatiser et d’instrumentaliser cette question il faut trouver des solutions et répartir l’effort de solidarité entre les arrondissements », a dit à l’AFP Ian Brossat (PCF), chef de file des élus communistes et du Parti de Gauche à Paris, lui-même élu du XVIIIe arrondissement.
« Je pense que la gauche doit être à l’offensive sur cette question des Roms et ne doit pas emprunter le discours de la droite comme le fait Manuel Valls », a-t-il ajouté.
Interrogé par l’AFP, le député-maire UMP du XVIe, Claude Goasguen, a parlé de « déclarations farfelues ». « Cela m’amuse », a-t-il dit, « on avait Jean-Marie Le Guen (adjoint au maire PS, ndlr) qui il y a quelques mois voulait mettre des HLM au milieu de l’avenue Foch, maintenant on a Ian Brossat qui veut mettre des Roms dans le XVIe, on peut toujours dire n’importe quoi ».