Journée LIP

Samedi 16 novembre à Besançon

de 8h30 à 13h15

Rencontres & débats Lip et l’autogestion

 noname

Salle Jean Zay (97 rue des Cras à Palente, quartier de l’usine LIP)

40 ans après le conflit de 1973, « l’Association Autogestion » et l’association « BESAC » (Besançon, Écologie, Solidarité, Autogestion, Citoyenneté) organisent une demi-journée de réflexion sur « Lip et l’autogestion ».

* 8h30 : accueil

* 9h15 – 11h État des lieux : entreprises en lutte et SCOP

Interventions d’entreprises en lutte (Fralib de Marseille…), de SCOP en fonctionnement (Ceralep de St Vallier, Drôme / La Fabrique du sud, ex-Pilpa, de Carcassonne…) et d’anciens de Lip (Charles Piaget, Monique Piton…).

 * 11h30 – 13h15 Perspectives : autogestion ou barbarie ?

Intervention de Charles Piaget, puis d’un-e membre de « l’Association Autogestion » – Débat et conclusion.

(Inscription souhaitée : 03 81 41 56 61 ou les.alternatifs@laposte.net)

 Initiative soutenue par différentes associations et partis politiques : AC !, Les Alternatifs, ATTAC, la Gauche Anticapitaliste, le NPA, le PCF, le PG…

Résultats consultation des communistes sur les élections municipales, section de Besançon

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La réflexion des communistes a commencé il y a maintenant près d’un an (décembre 2012). Leur décision est le fruit d’une réflexion poussée et approfondie à partir du bilan des élu-e-s. Au mois de mai 2013, les communistes ont estimé en AG que leur élu-e-s avaient été utiles pour les bisontin-e-s, et que par conséquent, des élu-e-s Front de Gauche le seraient dans le prochain exécutif municipal.

            Les communistes bisontins étaient appelés à se prononcer sur leur stratégie aux élections municipales de 2014. Ils ont fini de voter le 30 octobre à 17h. La participation est élevée : 76%. Les communistes ont eu entre les mains les documents suivants : le protocole d’accord Front de Gauche proposé par le PCF, le texte du PG du 24 octobre 2013 rappelant ses conditions, les propositions de Jean-Louis Fousseret.

            Deux questions leur étaient posées.

            Première question : « Approuves-tu les termes du protocole d’accord proposé aux autres organisations du Front de Gauche ? ». Pour rappel, ce protocole d’accord proposait notamment une liste Front de Gauche autonome au premier tour, une fusion avec la liste PS au second tour mais sous condition programmatique (par exemple, extension du service public, démocratie participative, etc…); il laissait par ailleurs aux autres composantes du Front de Gauche la possibilité de s’engager ou non dans l’exécutif en cas de victoire de la gauche. A cette première question, « Approuves-tu les termes du protocole d’accord proposé aux autres organisations du Front de Gauche ? », les communistes ont répondu OUI à 94,6%, NON à 5,33%. 9,63% se sont abstenus.

            Une seconde question leur était proposée, « Si le protocole d’accord du Front de Gauche n’est toujours pas accepté par l’ensemble des composantes du Front de Gauche le 30 octobre prochain ».

            Deux options s’offraient à eux.

            Soit choisir « une liste Front de Gauche sans accord sur le deuxième tour (c’est-à-dire sans garantie sur la fusion des listes de gauche au second tour, sans garantie de tête de liste communiste, sans garantie d’avoir des élus dans l’exécutif) ». Le texte du Parti de Gauche qui nous a été remis le 24 octobre 2013 et qui défendait cette option était joint au bulletin de vote afin que les communistes puissent s’exprimer à son propos.

            Soit choisir « une participation des communistes à la liste du maire sortant dès le premier tour ».

            Dans l’éventualité où un accord Front de Gauche s’avérait impossible, faute de consensus, 11,25% des communistes ont opté pour « une liste Front de Gauche sans accord sur le second tour (c’est-à-dire sans garantie sur la fusion des listes de gauche au second tour, sans garantie de tête de liste communiste, sans garantie d’avoir des élus dans l’exécutif) ». 88,75% ont choisi « une participation des communistes à la liste du maire sortant dès le premier tour ». 3, 61% se sont abstenus.

Analyse du vote des communistes.

            Par ce vote, les communistes bisontins ont réaffirmé leur attachement massif au Front de Gauche (94,6%) comme ils l’avaient fait lors des Présidentielles en choisissant puis en supportant la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

            Mais ils constatent aussi, non sans déception, l’impossibilité de parvenir à un consensus entre toutes les composantes. Cette absence de consensus empêche la constitution d’une liste Front de Gauche pour les élections municipales de 2014. Partant de ce constat d’échec, ils ont opté largement pour la participation du PCF à la liste du maire sortant (88,75%) dès le premier tour ; l’autre option, sans accord sur le second tour, ayant reçu très peu de suffrages (11,25 %).

            Nous nous sommes efforcés d’établir les conditions de ce consensus. Nous avons opté pour le principe d’une liste Front de Gauche autonome au premier tour (il y a presque unanimité des communistes sur ce point). Nous avons assorti la fusion avec la liste de gauche en tête de conditions programmatiques partagées par l’ensemble du Front de Gauche (progression de la gratuité en cours de mandat, extension du périmètre du service public, refus de faire supporter aux foyers populaires la réduction des dotations des mairies, etc.). Enfin, nous avons entendu le message des composantes du Front de Gauche ne souhaitant pas intégrer l’exécutif municipal à côté des socialistes ; d’où l’idée d’une liberté laissée aux composantes le soir du premier tour.

            Mais nous ne voulions pas nous engager sans un certain nombre de garanties sur le second tour. En particulier, nous ne voulions pas porter la responsabilité d’un maintien au second tour au cas où notre liste aurait fait plus de 10%. Nous ne voulions pas non plus d’un accord de fusion technique nous enfermant dans une opposition à la majorité municipale pendant 6 ans et nous privant de la possibilité de mettre en pratique les idées auxquelles nous tenons ; minimisant ainsi notre influence sur la politique municipale en nous écartant des responsabilités.

            Nous voulons réaffirmer aussi notre convergence de vue avec les citoyens « non-encartés » du Front de Gauche. Ils se sont réunis en assemblée générale le 8 octobre 2013 à Brégille et ont défini une stratégie proche de la nôtre : premier tour autonome puis fusion en vue de participer à la gestion de la ville. Cette convergence de vue est pour nous essentielle puisque la vocation du Front de Gauche a toujours été de mobiliser au-delà des adhérents de telle ou telle organisation.

            Voici notre analyse des difficultés rencontrées par le Front de Gauche. Il y a dans le Front de Gauche deux stratégies souvent contradictoires qui empêchent le consensus. Et il faut rappeler que les villes où les communistes ont opté pour un premier tour Front de Gauche sont d’ores et déjà confrontées à cette contradiction stratégique. Voilà pourquoi se satisfaire des votes communistes en faveur de liste autonome du Front de Gauche au premier tour, c’est se satisfaire trop vite. Les discussions sur le second tour n’aboutissent pas dans de nombreuses villes. Dans la région, à Belfort et à Dole, et malgré un vote massif des communistes en faveur d’un premier tour Front de Gauche, il est difficile de savoir aujourd’hui s’il y aura une liste Front de Gauche aux municipales.

            Il s’agit bien de divergences stratégiques que l’expérience collective et l’irruption des citoyens permettront de surmonter. Nous affirmons notre refus d’entrer dans la logique de l’accusation, du soupçon, du procès d’intention. Les communistes sont attachés en effet à la vie du Front de Gauche.

            La stratégie du PCF vise à participer à la gestion lorsque celle-ci ne contredit pas notre programme et lorsqu’elle permet de faire passer une partie de nos propositions dans l’intérêt des citoyens. Cette stratégie a été appliquée au moment des Présidentielles. Elle explique pourquoi le PCF ne participe pas au gouvernement Hollande. Étant donné son logiciel politique, nous ne pouvions faire passer aucune proposition de notre programme. Cette stratégie est celle de tous les communistes, qu’ils aient opté pour le Front de Gauche ou pour l’union avec le PS.

            Le refus de l’alliance au premier comme au second tour, le refus de participer à la gestion a convaincu seulement 11,25% des communistes. Parce que cette stratégie nous empêcherait de mettre en pratique nos idées programmatiques comme nous l’avons fait lors du mandat précédent.

            Ce choix pour les municipales ne nous empêchera pas de dénoncer la politique gouvernementale du PS à chaque fois qu’il le faudra. Et nous ne voyons là aucune contradiction. C’est pour cette raison que nous estimons absolument nécessaire de maintenir une activité du Front de Gauche pendant la période. Il serait impensable que le Front de Gauche bisontin ne se positionne pas sur les grandes questions nationales et locales de ces prochains mois.

Pour la section du PCF de Besançon,

Elsa Maillot, Florian Gulli