Résultats consultation des communistes sur les élections municipales, section de Besançon

logo_pcf_fdg_largeur1_cmjn

La réflexion des communistes a commencé il y a maintenant près d’un an (décembre 2012). Leur décision est le fruit d’une réflexion poussée et approfondie à partir du bilan des élu-e-s. Au mois de mai 2013, les communistes ont estimé en AG que leur élu-e-s avaient été utiles pour les bisontin-e-s, et que par conséquent, des élu-e-s Front de Gauche le seraient dans le prochain exécutif municipal.

            Les communistes bisontins étaient appelés à se prononcer sur leur stratégie aux élections municipales de 2014. Ils ont fini de voter le 30 octobre à 17h. La participation est élevée : 76%. Les communistes ont eu entre les mains les documents suivants : le protocole d’accord Front de Gauche proposé par le PCF, le texte du PG du 24 octobre 2013 rappelant ses conditions, les propositions de Jean-Louis Fousseret.

            Deux questions leur étaient posées.

            Première question : « Approuves-tu les termes du protocole d’accord proposé aux autres organisations du Front de Gauche ? ». Pour rappel, ce protocole d’accord proposait notamment une liste Front de Gauche autonome au premier tour, une fusion avec la liste PS au second tour mais sous condition programmatique (par exemple, extension du service public, démocratie participative, etc…); il laissait par ailleurs aux autres composantes du Front de Gauche la possibilité de s’engager ou non dans l’exécutif en cas de victoire de la gauche. A cette première question, « Approuves-tu les termes du protocole d’accord proposé aux autres organisations du Front de Gauche ? », les communistes ont répondu OUI à 94,6%, NON à 5,33%. 9,63% se sont abstenus.

            Une seconde question leur était proposée, « Si le protocole d’accord du Front de Gauche n’est toujours pas accepté par l’ensemble des composantes du Front de Gauche le 30 octobre prochain ».

            Deux options s’offraient à eux.

            Soit choisir « une liste Front de Gauche sans accord sur le deuxième tour (c’est-à-dire sans garantie sur la fusion des listes de gauche au second tour, sans garantie de tête de liste communiste, sans garantie d’avoir des élus dans l’exécutif) ». Le texte du Parti de Gauche qui nous a été remis le 24 octobre 2013 et qui défendait cette option était joint au bulletin de vote afin que les communistes puissent s’exprimer à son propos.

            Soit choisir « une participation des communistes à la liste du maire sortant dès le premier tour ».

            Dans l’éventualité où un accord Front de Gauche s’avérait impossible, faute de consensus, 11,25% des communistes ont opté pour « une liste Front de Gauche sans accord sur le second tour (c’est-à-dire sans garantie sur la fusion des listes de gauche au second tour, sans garantie de tête de liste communiste, sans garantie d’avoir des élus dans l’exécutif) ». 88,75% ont choisi « une participation des communistes à la liste du maire sortant dès le premier tour ». 3, 61% se sont abstenus.

Analyse du vote des communistes.

            Par ce vote, les communistes bisontins ont réaffirmé leur attachement massif au Front de Gauche (94,6%) comme ils l’avaient fait lors des Présidentielles en choisissant puis en supportant la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

            Mais ils constatent aussi, non sans déception, l’impossibilité de parvenir à un consensus entre toutes les composantes. Cette absence de consensus empêche la constitution d’une liste Front de Gauche pour les élections municipales de 2014. Partant de ce constat d’échec, ils ont opté largement pour la participation du PCF à la liste du maire sortant (88,75%) dès le premier tour ; l’autre option, sans accord sur le second tour, ayant reçu très peu de suffrages (11,25 %).

            Nous nous sommes efforcés d’établir les conditions de ce consensus. Nous avons opté pour le principe d’une liste Front de Gauche autonome au premier tour (il y a presque unanimité des communistes sur ce point). Nous avons assorti la fusion avec la liste de gauche en tête de conditions programmatiques partagées par l’ensemble du Front de Gauche (progression de la gratuité en cours de mandat, extension du périmètre du service public, refus de faire supporter aux foyers populaires la réduction des dotations des mairies, etc.). Enfin, nous avons entendu le message des composantes du Front de Gauche ne souhaitant pas intégrer l’exécutif municipal à côté des socialistes ; d’où l’idée d’une liberté laissée aux composantes le soir du premier tour.

            Mais nous ne voulions pas nous engager sans un certain nombre de garanties sur le second tour. En particulier, nous ne voulions pas porter la responsabilité d’un maintien au second tour au cas où notre liste aurait fait plus de 10%. Nous ne voulions pas non plus d’un accord de fusion technique nous enfermant dans une opposition à la majorité municipale pendant 6 ans et nous privant de la possibilité de mettre en pratique les idées auxquelles nous tenons ; minimisant ainsi notre influence sur la politique municipale en nous écartant des responsabilités.

            Nous voulons réaffirmer aussi notre convergence de vue avec les citoyens « non-encartés » du Front de Gauche. Ils se sont réunis en assemblée générale le 8 octobre 2013 à Brégille et ont défini une stratégie proche de la nôtre : premier tour autonome puis fusion en vue de participer à la gestion de la ville. Cette convergence de vue est pour nous essentielle puisque la vocation du Front de Gauche a toujours été de mobiliser au-delà des adhérents de telle ou telle organisation.

            Voici notre analyse des difficultés rencontrées par le Front de Gauche. Il y a dans le Front de Gauche deux stratégies souvent contradictoires qui empêchent le consensus. Et il faut rappeler que les villes où les communistes ont opté pour un premier tour Front de Gauche sont d’ores et déjà confrontées à cette contradiction stratégique. Voilà pourquoi se satisfaire des votes communistes en faveur de liste autonome du Front de Gauche au premier tour, c’est se satisfaire trop vite. Les discussions sur le second tour n’aboutissent pas dans de nombreuses villes. Dans la région, à Belfort et à Dole, et malgré un vote massif des communistes en faveur d’un premier tour Front de Gauche, il est difficile de savoir aujourd’hui s’il y aura une liste Front de Gauche aux municipales.

            Il s’agit bien de divergences stratégiques que l’expérience collective et l’irruption des citoyens permettront de surmonter. Nous affirmons notre refus d’entrer dans la logique de l’accusation, du soupçon, du procès d’intention. Les communistes sont attachés en effet à la vie du Front de Gauche.

            La stratégie du PCF vise à participer à la gestion lorsque celle-ci ne contredit pas notre programme et lorsqu’elle permet de faire passer une partie de nos propositions dans l’intérêt des citoyens. Cette stratégie a été appliquée au moment des Présidentielles. Elle explique pourquoi le PCF ne participe pas au gouvernement Hollande. Étant donné son logiciel politique, nous ne pouvions faire passer aucune proposition de notre programme. Cette stratégie est celle de tous les communistes, qu’ils aient opté pour le Front de Gauche ou pour l’union avec le PS.

            Le refus de l’alliance au premier comme au second tour, le refus de participer à la gestion a convaincu seulement 11,25% des communistes. Parce que cette stratégie nous empêcherait de mettre en pratique nos idées programmatiques comme nous l’avons fait lors du mandat précédent.

            Ce choix pour les municipales ne nous empêchera pas de dénoncer la politique gouvernementale du PS à chaque fois qu’il le faudra. Et nous ne voyons là aucune contradiction. C’est pour cette raison que nous estimons absolument nécessaire de maintenir une activité du Front de Gauche pendant la période. Il serait impensable que le Front de Gauche bisontin ne se positionne pas sur les grandes questions nationales et locales de ces prochains mois.

Pour la section du PCF de Besançon,

Elsa Maillot, Florian Gulli

Lettre à Jean-Luc Mélenchon

Par Isabelle Lorand et Frédérick Genevée, comité exécutif du PCF. Cher Jean-Luc, tu le sais, notre engagement pour la constitution d’une force rassemblant la gauche radicale ne date pas d’hier. Depuis quelque trente années, des refondateurs aux collectifs antilibéraux en passant par les états généraux du communisme, nous avons avec d’autres œuvré sans relâche en ce sens.

Le Front de gauche (FG) est, durablement, la seule voie qui puisse redonner de la force et de l’espoir à notre peuple. Nous sommes de ceux qui regrettent la décision des communistes parisiens. Mais nous sommes aussi de ceux qui se félicitent que, dans l’essentiel des villes de plus de 20 000 habitants, le Front de gauche soit le cœur de rassemblements. Et nous sommes convaincus qu’au-delà des configurations, une seule considération a prévalu au choix de nos camarades : être le plus utile pour défendre l’intérêt de nos concitoyens, singulièrement les plus faibles. Nous sommes un Front, et pas un parti. Ce n’est pas un détail. Si ce qui nous rassemble est plus fort que nos différences, il n’en demeure pas moins que nous avons des différences. Certaines sont ténues. D’autres sont plus sérieuses. Nous en voyons deux : la conception du rassemblement et le centralisme. Dans une interview aux Inrocks, tu démontres combien ton parti pris clivant est un choix réfléchi, assumé et défendable : « Ce qui m’intéresse, c’est la fraction la plus déterminée de notre peuple, celle qui est prête à se mobiliser pour bâtir une alternative. Je construis sur ce qui tient bon. » Et tu ajoutes : « Je crois que le conflit crée la conscience. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ton point de vue est cohérent. Mais tu ne peux ignorer qu’au sein de la vraie gauche, un autre point de vue, porté de longue date par le Parti communiste, existe. Il faut rassembler la majorité du peuple de gauche. Plutôt que de cliver, il faut rechercher les points de convergence les plus hauts possible, pour lutter et gagner ensemble. Ces deux lignes de force stratégiques traversent également le mouvement social. À titre d’exemple, les deux points de vue dans le mouvement des sans-papiers : régularisation de tous les sans-papiers, ou régularisation des travailleurs sans papiers comme base de rassemblement pour gagner. Il serait contre-productif de sous-estimer chacune des rationalités, en les réduisant à de la faiblesse idéologique, du gauchisme ou pire à de la trahison. Nous osons même dire que notre diversité d’approche est un atout. Quant au centralisme, il sera au cœur des débats à venir. De l’autonomie de vote des parlementaires à l’autonomie des fronts thématiques, nous n’avons pas la même approche. Nous, les communistes, avons rompu avec le centralisme démocratique en 1994. Ce n’est pas pour le voir revenir par le FG. Entre le centralisme démocratique de Lénine et le désordre créateur de Prigogine, nous aurons à inventer les voies de la démocratie et de l’efficacité. Les voies qui feront du FG pas seulement un cartel d’organisations mais un système complexe, comme dirait Edgar Morin, dans lequel des formes et des pratiques politiques nouvelles autant que les « apartides » trouveront pleinement leur place. Tu dis centralisme où nous disons centralité.

Tu le vois, ce qui nous lie politiquement à Pierre Laurent est quelque chose de bien plus profond que notre longue amitié. Ce qui nous lie à lui, c’est une culture construite au fil des ans. Et quels que furent les désaccords et les engueulades, nous sommes toujours là pour des raisons très profondes. Du coup, chaque flèche en direction de Pierre nous atteint aussi. Et ne sous-estime pas que certaines blessures cicatrisent mal… Tu dis parfois qu’il pourrait y avoir un FG relooké, avec une partie des écologistes, le NPA, les autres composantes du FG, les gentils « cocos »… Comme beaucoup d’autres, nous ne le voulons pas car ce serait un FG atrophié et sans avenir. Que serait la France sans Front de gauche ? Hypothèse mortifère. Bien sûr, le FG traverse une zone de turbulences. Certains en font leurs choux gras : le Front de gauche serait mort, Laurent et Mélenchon avec lui. Nous devons mettre le point final à ces conjectures. La formidable campagne électorale que tu as portée a produit une telle dynamique qu’elle a surmonté nos différences. Elle ne les a pas effacées. Dans la durée, il n’y a pas d’autre choix que d’appendre ensemble à en faire une force. De Leonarda au droit à la retraite, du droit de vote des étrangers au droit du travail, du mariage pour tous au pacifisme, de la lutte pour une Europe solidaire au refus du budget, nous sommes ensemble avec la volonté de construire une alternative à ce gouvernement. Alors, ne perdons jamais de vue l’essentiel, poursuivons le débat fraternellement pour que vive le Front de gauche.

Déclaration du comité exécutif national du PCF

Une grande ambition pour le Front de gauche

La France, ses valeurs de justice, de fraternité et d’égalité sont malmenées. Les populations souffrent des politiques d’austérité, de licenciements, de baisse du pouvoir d’achat. Il est malheureusement devenu évident pour le plus grand nombre que la politique gouvernementale menée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault loin de permettre de sortir de l’ornière, aggrave la situation. Elle prolonge et amplifie l’échec creusé par dix ans de politiques de droite. Les citoyens de notre pays constatent des renoncements gouvernementaux chaque jour plus grands, le refus obstiné de s’attaquer à la racine de la crise, le pouvoir de la finance, la poursuite et l’aggravation de la politique d’austérit, la multiplication des cadeaux aux grandes entreprises au nom de la compétitivité et de la baisse du coût du travail; et même la fuite en avant dans des discours qui tournent le dos aux élémentaires valeurs d’humanité qui fondent la gauche. Cette situation provoque le désarroi de millions de citoyens de gauche qui ont voulu le changement en mai 2012. Les élections partielles, marquées par la démobilisation à gauche et les victoires de la droite et de l’extrême-droite, le montrent clairement. La gauche est en danger.

Le risque est grand que se referme durablement sur la France et sur nos concitoyens un piège infernal : ou la poursuite d’une politique gouvernementale qui reste soumise aux marchés financiers et au MEDEF et détruit toujours plus notre modèle économique social et culturel; ou le retour de la droite qui ne ferait que s’enfoncer dans cette voie; ou le recours à l’extrême-droite qui en alliance avec tout ou partie de la droite ne ferait que mener une politique de division et de discrimination des travailleurs, épargnant là encore le capital financier. Voilà à quoi on voudrait réduire le choix du pays ; voilà pourquoi le débat est étouffé sur les causes de la crise ; voilà pourquoi une entreprise continue de banalisation du FN est déployée, l’objectif étant de renvoyer dans ses bras toutes celles et ceux qui cherchent à échapper à une alternance et un bipartisme à bout de souffle.

bastille_rouge_blanc

Dans ce contexte, la responsabilité politique du Front de gauche, de toutes les organisations qui le composent, est plus grande que jamais. Le Front de gauche a été crée pour transformer les rapports de forces à gauche et permettre la participation citoyenne la plus grande.

Le Front de gauche est le lieu du rassemblement de toutes celles et tous ceux qui considèrent qu’il n’y aura pas de transformation sociale sans une politique en rupture avec les logiques libérales qui souhaitent construire une alternative au gouvernement Ayrault et à sa politique. Le Front de gauche se fixe indissociablement comme objectif un rassemblement majoritaire plus large sans lequel le changement ne peut pas avoir lieu. Contenu et rassemblement sont liés. Le Front de gauche se veut un outil de rassemblement porteur d’un projet politique à vocation majoritaire à gauche. Il doit servir à développer une mobilisation citoyenne large, profonde et durable qui soit utile aux mobilisations sociales et donne corps à cette alternative.

Cette volonté de dynamiser l’engagement individuel et collectif, d’impulser des dynamiques de mobilisation politique, de porter la perspective d’une alternative crédible à gauche sont au cœur du Front de gauche. C’est cette matrice originelle qu’il nous faut aujourd’hui réactiver en faisant franchir une nouvelle étape au Front de gauche. La politique gouvernementale, en tuant l’espoir à gauche, aggrave la crise politique. Nous devons relever de nouveaux défis en construisant un rassemblement qui aille bien au-delà de ce que nous avons déjà construit jusqu’à présent. Très nombreux sont les électrices et les électeurs qui partagent nos valeurs et ne se reconnaissent plus dans la politique gouvernementale. Le Front de gauche doit tendre la main à ces millions de Françaises et Français qui n’en peuvent plus d’attendre le changement, à ces millions de salarié-es, d’électrices et d’électeurs de gauche, socialistes, écologistes, syndicalistes, militantes et militants associatifs, citoyens engagés ou non…

C’est le défi que nous voulons relever dans l’action au quotidien comme dans les prochains rendez-vous électoraux. Quels que soient les débats dans le Front de gauche, naturels vu l’importance des défis politiques à relever, sur la meilleure manière d’atteindre nos objectifs communs dans chacune des échéances à venir, rien ne mettra en doute la volonté et la détermination du PCF à poursuivre dans la durée ce travail de conquête avec le Front de gauche.

Pour avancer sans attendre, le PCF propose, conformément à ce qui a commencé à être discuté dans la coordination nationale du Front de gauche le 14 octobre, d’impulser des campagnes nationales du Front de gauche sur quatre grands thèmes structurants : une campagne de vérité et de propositions contre le coût du capital et pour rompre avec l’austérité telle qu’elle avait été proposée par Pierre Laurent à la Fête de l’Humanité ; une campagne pour une grande réforme de justice fiscale ; une campagne sur les enjeux européens pour la rupture avec les politiques d’austérité et la refondation d’un nouveau projet solidaire et démocratique pour l’Europe ; une campagne pour la démocratie et la VIème République.

Les deux échéances électorales de 2014 seront elles aussi capitales. Elles s’inscriront dans le travail initié par les forces du Front de gauche pour construire les rassemblements majoritaires auxquels nous aspirons.

Les élections municipales, dans lesquelles nous combattrons en toutes circonstances les ambitions de la droite et de l’extrême-droite, sont l’occasion de construire des victoires ou des points d’appui utiles aux populations, capables de faire la démonstration que, contrairement au discours gouvernemental, la mise en œuvre de choix politiques de gauche est possible. Elles peuvent promouvoir une réappropriation citoyenne des pouvoirs locaux, et du coup contribuer à l’engagement citoyen pour la modification des rapports de forces nationaux. Elles s’inscrivent dans la visée du Front de gauche de rendre majoritaire des projets transformateurs à gauche. Elles sont l’occasion d’élargir le rassemblement à des femmes et des hommes venus de tous les horizons de la gauche et en accord avec ces projets.

Les désaccords qui ont surgi dans certaines villes entre forces du Front de gauche sur la configuration des listes de premier tour ne doivent pas contrarier l’effort d’ensemble que les forces du Front de gauche ont à produire dans ce sens. Dans le même esprit, pour le PCF le rassemblement de toutes les forces de gauche au second tour pour battre la droite et l’extrême droite doit être la règle.

Les élections européennes seront, elles, le moment d’un intense affrontement pour sortir l’Europe de l’ornière dramatique de l’austérité, du libéralisme et de l’autoritarisme. Nous refusons cette Europe là. Nous voulons que se lève dans toute l’Europe un front large et uni contre l’austérité en rassemblant sur un projet de gauche pour la refondation de l’Europe, avec l’objectif de renforcer le groupe de la GUE-NGL (Gauche unie européenne-Gauche verte nordique) au Parlement européen et les dynamiques politiques impulsées par le Parti de la Gauche Européenne (PGE). Notre convention nationale du 16 novembre travaillera à ce projet. Le PCF propose d’enclencher dès à présent le travail des forces du Front de gauche avec en perspective le congrès du PGE en décembre. La conférence des Présidents du PGE réunis à Madrid ce 18 octobre vient de prendre deux décisions importantes. La première est de soumettre à la décision du congrès du PGE les 14 et 15 décembre à Madrid la candidature d’Alexis Tsipras à la présidence de la Commission européenne, avec l’objectif d’en faire le porte voix des forces anti-austérité en Europe. Cette candidature d’Alexis Tsipras constitue un symbole fort de rassemblement dans toute l’Europe et peut dynamiser les campagnes européennes menées dans chacun de nos pays. La seconde est de confirmer au congrès de Madrid la présidence collective du PGE animée par Pierre Laurent, pour poursuivre l’affirmation d’une force de gauche crédible à l’échelle de toute l’Europe.

L’ensemble de ces défis et le travail de rassemblement auquel ils appellent nourissent des débats qui traversent aujourd’hui le Front de gauche. La direction du PCF les assume et entend les mener avec la plus grande sérénité, dans un esprit d’ouverture et de dialogue indispensable au sein du Front de gauche et pour son développement. Ces débats sont l’expression de la diversité du Front de gauche et des approches spécifiques des organisations qui le composent. A l’opposé de toute démarche d’exclusion, le PCF réaffirme sa volonté d’accélérer le renforcement et l’élargissement du FDG. Pour cela, la vie du Front de gauche doit être améliorée, rendue toujours plus collective dans son organisation comme dans son porte-parolat. Sa diversité doit être respectée comme doivent l’être les décisions souveraines prises par chacune des organisations qui le composent. Les décisions relatives à l’organisation interne du Front de gauche adoptées à l’unanimité par l’ensemble des organisations membres doivent maintenant être mises en œuvre.

Les citoyens, la gauche, nos organisations ont besoin d’un Front de gauche offensif, dynamique et rassembleur. Le Comité exécutif national du Parti communiste français réaffirme cette grande et belle ambition pour le Front de gauche. Il lance un appel à toutes les femmes et les hommes de gauche, à toutes les forces disponibles pour la mettre en œuvre. Ces forces sont nombreuses dans la jeunesse, dans le monde du travail, parmi les militants de tous les partis de gauche y compris au sein du Parti socialiste et d’EELV où montent les critiques contre la politique Hollande-Ayrault. Ensemble, ces forces peuvent reconstruire l’espoir.

Rassemblement contre l’expulsion de la famille DIBRANI

Le Réseau Éducation Sans Frontière 25 appelle à manifester pour le retour immédiat de la famille DIBRANI expulsée dans des conditions ignobles par VALLS et FRATACCI

Devant la préfecture du Doubs,

VENDREDI 18 OCTOBRE 17 H 30

Signez la pétition en ligne :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Retour_de_Leonarda_arretee_et_expulsee_pendant_une_sortie_scolaire/?bopRWcb&v=30267

Les élu-es communistes d’Audincourt (2008-2014)

Yves ADAMI

adami_yves

Adjoint aux Maire en charge de la culture (2008 – 2011)
Conseiller municipal (2011-2014)

Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard

Président délégué de la commission n° 4 « Développement Économique, Emploi et Insertion »

Membre de la commission n° 2 « Déchets – Energies »

Membre de la commission  n° 6 « Culture – Promotion du Territoire – Sports »

Pierre BERRARD

berard

 

Conseiller municipale de la Ville d’Audincourt