Communiqué commun concernant le conflit des cheminots

A Gauche Citoyens! ; Amis de la France Insoumise ; Europe Écologie – les Verts ; Ensemble! ; Génération.s ; Groupes d’action France Insoumise ; Nouveau parti Anticapitaliste ; Parti Communiste Français ; Parti de Gauche.

Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports et cela contre l’évidence des changements climatiques, et les principes de justice sociale. Le sous-investissement dans le rail et l’investissement corolaire massif vers les autoroutes a favorisé les autocars privatisés, la voiture individuelle et l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds.

Le gouvernement -responsable, comme ses prédécesseurs, de l’essentiel de la dette de la SNCF par le sous-investissement- doit mettre en place un financement pérenne des infrastructures ferroviaires, comme l’ont fait, par exemple nos voisins suisses et allemands.

Depuis 1997 et la création de RFF (Réseau Ferré de France qui gère les infrastructures), la SNCF est toujours plus segmentée, ce qui a pour effet de casser le corps social cheminot et de poursuivre les privatisations. Aujourd’hui, Macron pousse au bout cette logique d’éclatement. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer produisent plus d’effets pervers que positifs : explosion des prix,  vétusté des installations et des trains, régression du fret. C’est toute la population qui paie triplement l’addition : par l’inégalité territoriale induite (et ses conséquences financières), par sa santé altérée et par la pollution générée.

En Franche-Comté, suite à la disparition des trains entre Saint-Claude et Oyonnax en décembre dernier, c’est maintenant la « ligne des Hirondelles »  qui est menacée  de privatisation, voire de suppression.

Après 20 ans d’une libéralisation amplifiée, Macron propose d’achever le service public ferroviaire avec des conséquences dramatiques pour les usagers et l’équité territoriale. Pour y arriver, Il accable les cheminot.tes, les faisant passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les chômeurs.ses, endetteraient la France. La réalité est toute autre : ils et elles se battent pour sauver l’emploi et l’environnement des générations qui viennent.

Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un bien commun, un outil de la transition écologique et il est insupportable qu’il puisse ne servir que les grandes métropoles. Le service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité.

Face à ce gouvernement, qui veut parachever la transformation d’un service public guidé par l’intérêt général en une entreprise du CAC 40, les cheminot-es ne sont comptables de rien. Pas plus que les étudiant.es qui se mobilisent contre la destruction de l’enseignement supérieur et la perte d’une partie de leurs APL, les retraité.es qui voient la CSG augmenter, les personnels de soins et de justice, les enseignant.es, les chômeurs.ses ou l’ensemble des fonctionnaires.

Nous affirmons collectivement qu’ils et elles sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de l’extrême-droite partout en Europe.

Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons ensemble dans la rue pour défendre le service public.

Soutenez les grévistes !

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Nombreux sont celles et ceux qui expriment leurs soutiens et leurs encouragements aux salariés en luttes

et qui souhaitent participer, avec leurs moyens, à la solidarité financière mise en place par la CGT.

Les dons sont à adresser à :
Confédération générale du travail
« Solidarité CGT Luttes 2018 »
Service comptabilité
263, rue de Paris
93100 Montreuil.

Bravo les salariés en lutte de l’hypermarché Carrefour

Par la secion PCF de Saint Martin d’Hères

Les communistes saluent la mobilisation massive de 80% à 90% des salariés exploités de la chaine d’hypermarché Carrefour. A l’heure des mobilisations de tous les secteurs sur leurs revendications propres autour des luttes des cheminots et des fonctionnaires. Bravo ! Construisons de partout des luttes !

Des luttes dans plus de 170 magasins Carrefour :

Hypermarchés filtrés ou bloqués par des chariots, à 80% à 90% des salariés en grèves : faire ses courses de Pâques relevaient de l’exploit ! Le choix de la date : le 31 mars, n’était d’ailleurs pas anodine car c’est ce jour qu’était réalisé un des chiffres d’affaires le plus important de l’année !

C’est un mouvement fort qui a pris beaucoup d’ampleur puisque nationalement, 170 hypermarchés mobilisés sur 220 et 130 supermarchés sur environ 470 !

Certains hyper étaient complètement bloqués comme à Antibes, Ollioules, Toulon Grand Var, Nice Lingostière, Port de Bouc, Vénissieux, Chambéry, Toulouse Labège et Saint Malo. A Meylan l’entrée était barrée par des chariots par centaine de salariés mobilisée !

Le plan de transformation voulu par son PDG : BOMPARD provoque à juste titre la colère des salariés : les milliers d’emplois supprimés, le passage en location gérance de plusieurs hypermarchés et les suppressions d’emplois avec en moyenne 30 % de perte, l’annonce laconique par la Direction du groupe d’une PARTICIPATION moyenne de 57 euros contre 610 en 2017 a achevé de provoquer la révolte des salariés !

Ces mesures d’extrême rigueur salariale contrastent avec les gratifications des actionnaires qui toucheront eux, en 2018 près de 356 millions d’euros de dividendes !

Révoltant, surtout quand on connaît l’échelle des salaires pratiqué à CARREFOUR où les caissières ayant 25 ans d’ancienneté touchent 1 200 € net par mois et où un camarade des 7 chemins à Vaux en Velin ayant 6 ans d’ancienneté, 1139 euros.

L’annonce récente de la Direction de proposer de relever le montant de la PARTICIPATION sous forme de complément forfaitaire de 350 euros n’a pas de nature à contenter les salariés car à juste titre, le compte n’y est pas !

Inquiets aussi sur l’impact du plan BOMPARD visant la logistique et la réduction de 100 000m2 des surfaces des hypermarchés histoire de se positionner sur un développement vers le e-commerce version Amazon et surtout pour faire de l’espace à Fnac-Darty, avec qui un partenariat vient d’être signé créant un pôle de profitabilité de dimension nationale…

Les projets d’automatisation des services logistiques et de lignes de caisses supposent de nouvelles vagues de suppressions de postes non encore communiquées venant s’ajouter :
- aux 4 600 suppressions d’emplois
- aux 2 400 suppressions dans les sièges du groupe
- aux fermetures nettes, du passage en franchise ou de la location-gérance de 273 ex-magasins Dia, aujourd’hui City-Contact (2 100 salariés concernés).

Encore une fois, ce sont les salariés qui sont victimes de la transformation des actionnaires de CARREFOUR ; ce plan est pour eux : toujours plus d’argent au détriment des emplois et des salaires.

Retrait du plan Bompard et des suppressions d’emplois !

Stop au CICE, 110 à 135 millions par an de cadeaux intolérables aux patrons de Carrefour. Les impôts des salariés qui remboursent leurs salaires au patronat.

Les salariées refusent d’être les poules au oeufs d’or des actionnaires.

Contre l’évasion fiscale, passer des paroles aux actes ! / Eric BOCQUET, sénateur PCF du Nord

Éric Bocquet
Sénateur PCF du Nord, groupe CRCE

 

Les révélations successives de ces dernières années relatives au scandale de l’évasion fiscale organisée, de l’affaire UBS aux Paradise Papers, ont permis à l’opinion publique de prendre conscience de l’ampleur du phénomène. Chaque affaire suscite beaucoup d’indignation dans la population et c’est bien légitime. À chaque fois, nous avons pu entendre les gouvernements « hausser le ton » et annoncer des mesures fracassantes : vous allez voir ce que vous allez voir ! Ne nous privons pas de rappeler ici les annonces remarquables et péremptoires de Nicolas Sarkozy au lendemain du G20 de Londres en 2009 : « Les paradis fiscaux, c’est fini ! » Et depuis, bien des centaines de milliards ont coulé vers les territoires offshore. Ce gouvernement, par les voix de MM. Le Maire et Darmanin (on n’a d’ailleurs pas beaucoup entendu M. Macron sur le sujet), ne fait donc pas exception. On nous annonce des mesures fortes. Cette détermination, nous ne l’avons pas vraiment ressentie lors du débat au Sénat, il y a quelques jours, où notre groupe CRCE présentait une résolution visant à l’instauration d’une COP fiscale et financière à l’échelle mondiale. Les élus « Républicains » et En marche !, ainsi que la ministre Delphine Gény-Stephann ont utilisé les mêmes mots pour justifier leur refus de soutenir notre proposition : ils y ont trouvé des mots « excessifs », voire « caricaturaux »… Quand on touche à la finance, évidemment ! Résultat, 172  voix contre et 150 pour. Des actes, Mesdames, Messieurs.

Parmi les mesures à prendre, il y a l’avenir qui sera réservé au fameux « verrou de Bercy », c’est-à-dire le monopole des poursuites judiciaires en matière de fraude et d’évasion fiscales : la justice ne peut se saisir de ces dossiers sans une plainte préalable de Bercy. Une commission spéciale travaille sur le sujet à l’Assemblée nationale, il se murmure que le verrou pourrait être supprimé, allons-y, pas d’aménagement, une suppression pure et simple. Nous jugerons aux actes !

Notre ami Fabien Roussel défendait l’autre jour, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à la création d’une vraie liste des paradis fiscaux, selon les critères établis par l’OCDE. Aujourd’hui, le compte n’y est pas, notre pays ne reconnaît pas les Bermudes, Jersey, le Luxembourg, entre autres, comme paradis fiscaux. Il serait pourtant aisé de s’appuyer sur les travaux sérieux menés depuis des années par des ONG comme Oxfam ou Tax Justice Network, qui ciblent plusieurs dizaines d’États dits « non coopératifs ». Les deux rapports des commissions d’enquête au Sénat, de 2012 et 2013, préconisaient d’associer de manière permanente le Parlement au sujet de l’évasion fiscale, ce qui serait tout à fait logique et légitime. Seulement, le Parlement, depuis plusieurs années, est malmené et voit ses pouvoirs menacés de réduction ou de limitation.

Il serait utile de renforcer encore la protection des lanceurs d’alerte, c’est particulièrement vrai dans le monde de la finance (dont M. Macron connaît « la grammaire »). Nous connaissons tous des cas douloureux de salariés de grandes banques internationales travaillant en France qui ont décidé de révéler aux autorités françaises les pratiques illicites de leur établissement en matière de « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée ». Ils ont payé cher, très cher, leur acte de courage. Ils et elles attendent encore la juste reconnaissance qui leur est due… Pour notre part, nous les soutiendrons indéfectiblement.

Enfin, compte tenu de l’ampleur des conséquences de l’évasion fiscale sur nos sociétés, l’urgence est que cette question devienne l’affaire de toutes et tous. Le levier citoyen reste l’outil indispensable dans le long combat à mener. Ainsi, au-delà des annonces, il faudra encore et toujours des actes forts !

 

Solidarité Afrin !

La ville d’Afrin en Syrie est tombée ce dimanche aux mains de forces turques de l’autocrate Erdogan.

Après 58 jours de résistance face à l’armée turque et ses supplétifs djihadistes, les forces kurdes ont évacué la ville. Avant elles, 150 000 civils avaient quitté Afrin, alors que les forces d’Erdogan sont aujourd’hui accusées de pillage et de nettoyage ethnique.

Justifiant son offensive par la lutte contre le terrorisme, Erdogan affaiblit en réalité la lutte contre Daesh – dans laquelle les forces kurdes sont en première ligne – et offre directement armes et territoires aux groupes djihadistes de l’ASL.

Acclamés il y a peu comme de véritables héros pour leur lutte contre Daech, les Kurdes sont maintenant abandonnés de toutes celles et ceux qui se présentaient comme leurs alliés. En France, Emmanuel Macron n’a pas hésité à les qualifier de « potentiels terroristes », alors même que la Turquie n’hésite pas à se reposer sur des milices islamistes (issues pour certaines d’Al Qaeda) pour les combattre.

Avec la chute d’Afrin, c’est un coup douloureux qui est porté contre l’expérience autogestionnaire, démocratique et féministe du Rojava.

Plus que jamais, la Fédération du Doubs du PCF réitère sa solidarité et son soutien aux Kurdes en lutte