Parcoursup : Seulement 60% de jeunes inscrits définitivement

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A quelques semaines de la rentrée universitaire, seulement 60% des candidats à l’entrée dans le supérieur ont accepté une offre de Parcoursup. Ce nombre globalement stagne, il est même en légère diminution ces jours derniers. Car le seul mouvement notable c’est la hausse des candidats qui quittent Parcoursup.  Ils sont maintenant 161 247 soit 20%, ce qui est sans précédent. Ce nombre grimpe rapidement : depuis le 16 aout plus de 2000 jeunes ont quitté la plateforme soit en tournant le dos à leur rêve d’études supérieures soit en allant dans le privé. Un nombre équivalent de jeunes (20% aussi) est toujours en attente sur la plateforme. Si on ne connait pas le résultat final de Parcoursup, on sait déjà que le gouvernement a réussi à réduire le taux d’entrée dans le supérieur. C’était peut -être le vrai objectif de Parcoursup…

Tiré du  Café Pédagogique, par fjarraud , le lundi 20 août 2018.

Européennes // Ian Brossat // « Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? »

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 Selon la petite musique qu’Emmanuel Macron et ses soutiens diffusent depuis plusieurs mois, les élections européennes du 26 mai 2019 se joueront entre les « progressistes » qu’ils prétendent incarner et les nationalistes d’extrême droite. Ce refrain est un mensonge dangereux.

En juillet, devant le Parlement réuni en Congrès, le chef de l’Etat affirmait : « La frontière véritable qui traverse l’Europe est celle aujourd’hui qui sépare les progressistes des nationalistes. » Dans un entretien accordé au Monde le 20 août, sa ministre des affaires européennes Nathalie Loiseau répétait : « Il y a aujourd’hui deux tendances politiques en Europe : les progressistes qui sont pour des solutions coopératives et les nationalistes qui sont dans le repli sur soi. » Cette alternative brandie par les libéraux est profondément mensongère.

D’abord, elle offre en cadeau à l’extrême droite européenne les millions de citoyens qui n’adhèrent pas à l’intégration européenne telle qu’elle a lieu. Il faudrait créditer l’ensemble de ce mécontentement, bien souvent légitime, aux seuls amis de Madame Le Pen ?

Les libéraux macronistes peuvent-ils concevoir que les Européens aient de bonnes raisons de contester le fonctionnement actuel de l’Union, qui trop souvent tourne le dos à la démocratie et promeut partout, aveuglément, la même politique économique d’austérité budgétaire qui a fait la démonstration de son inefficacité ? Il est bien commode – et bien méprisant – de disqualifier sans nuance cette objection citoyenne en la rangeant du seul côté du « racisme » et du « repli nationaliste ».

Le logiciel macroniste quelque peu marqué par le simplisme

Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? Qui a laissé l’Allemagne de M. Schaüble dicter sa politique monétaire ultra-conservatrice à l’ensemble des 27 ? Quels sont les gouvernements qui, élus parfois sur des programmes sociaux-démocrates, ont libéralisé d’arrache-pied leur « marché du travail », c’est-à-dire précarisé les salariés et abaissé leur niveau de vie ? Qui a contribué à aggraver l’explosion des inégalités à laquelle on assiste depuis des années ? Ce sont exactement ces gouvernements libéraux, se qualifiant eux-mêmes de « progressistes », mais servant hélas souvent de fourrier à l’extrême droite.

L’exemple de l’Italie, et de la politique libérale de M. Renzi (le fameux « Jobs Act » qui a démultiplié les contrats courts au détriment de l’emploi durable – 15 % des stagiaires y ont plus de 45 ans, d’après les chiffres du ministère du travail italien), le montre avec éclat.

De plus, en isolant l’Allemagne face aux gouvernements d’extrême droite comme la Hongrie en matière de répartition de l’accueil des migrants, ces mêmes « progressistes » sont responsables d’avoir laissé les pays les plus vulnérables – Grèce, Italie, Malte… – prendre seuls en charge l’afflux, avec pour conséquence la montée de la xénophobie.

Dans le logiciel macroniste, quelque peu marqué par le simplisme, il y aurait d’un côté les progressistes porteurs de « solutions coopératives » et les nationalistes « qui sont dans le repli sur soi ». Ce découpage est faux. D’une part, les gouvernements « progressistes » comme la France appliquent, il est vrai sans le dire, rigoureusement la même politique migratoire que la Pologne, l’Autriche ou la Hongrie.

L’hypocrisie de M. Macron

La presse internationale, tel le chroniqueur de Bloomberg Ferdinando Giugliano, s’est d’ailleurs fait l’écho de l’hypocrisie de M. Macron, prétendant faire la leçon « humaniste » à la coalition italienne tout en refusant lui-même la prise en charge en France des migrants échouant sur les côtés de l’Europe du Sud.

Malgré ses déclarations généreuses, le chef de l’Etat a en réalité promu une politique brutalement répressive comme en témoigne la récente loi « Accueil et intégration » qui continue de susciter la colère de la quasi-totalité des acteurs du secteur. De ce point de vue, la péripétie de l’Aquarius et l’annonce faite avec tambours et trompettes de l’accueil de soixante migrants en danger – après des jours de pourparlers, de rencontres au sommet et de réunions interministérielles – n’en souligne que plus le ridicule de la position française devant l’incurie européenne.

D’autre part, les gouvernements d’extrême droite appliquent les mêmes politiques économiques libérales, préconisées par la Banque centrale européenne et la Commission européenne, que les gouvernements prétendument « progressistes ». Qu’on en juge : en Hongrie, Viktor Orban a instauré une « flat tax » sur le revenu, pour alléger les impôts des grandes fortunes – soit la même politique fiscale que celle menée par M. Macron via la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune et l’allégement de la fiscalité sur le capital.

En Italie, la récente coalition d’extrême droite populiste a elle aussi d’ores et déjà prévu la mise en place d’une flat tax en lieu et place de l’impôt sur le revenu. En Autriche, la récente alliance formée par la droite et l’extrême droite vient de fixer le temps de travail hebdomadaire maximal à soixante heures. Loin de s’opposer, les gouvernements populistes ou libéraux mettent partout à l’agenda les mêmes « réformes structurelles » dans le sens d’une liquidation des protections sociales.

Le spectre de l’extrémisme

La vérité, c’est que contrairement aux éléments de langage d’Emmanuel Macron, il n’y a pas à ce jour d’affrontement entre gouvernements dits progressistes et gouvernements nationalistes. A l’inverse, tout se passe comme si les libéraux acceptaient sans le dire de jouer un véritable paso doble avec l’extrême droite pour mettre en place des politiques économiques et migratoires convergentes. Cette fausse opposition ne leur sert qu’à brandir avec facilité le spectre de l’extrémisme pour espérer conserver leurs positions électives.

La vraie alternative, elle se situe entre les partisans de cette Europe du dumping fiscal et de la fermeture des frontières, et ceux d’une Europe ouverte, multiculturelle, sociale. La seule façon d’être à la hauteur des valeurs humanistes du projet européen, c’est de l’arrimer au progrès social et à la tradition de l’accueil et de la solidarité. Et dès lors, de promouvoir une fiscalité qui frappe les multinationales pour financer les services publics, ainsi qu’une vraie coopération européenne pour organiser et répartir équitablement l’accueil des migrants d’aujourd’hui et de demain.

Créer des droits pour les peuples et non leur en ôter, s’attaquer de plein fouet aux inégalités sociales plutôt que les conforter, organiser l’accueil des migrants plutôt que refouler les navires de sauvetage, voilà l’alternative réelle. N’en déplaise à M. Macron, de nouveaux visages se présentent pour, le 26 mai, proposer fièrement cette rupture de gauche au peuple français.

Les élu-e-s communistes demandent le retrait de l’arrêté anti-mendicité

Lors de la réunion de municipalité du 2 juillet, la question de la tranquillité publique a été abordée. Des éléments partiels (au regard du futur arrêté) ont été avancés par le maire.

Les élu-e-s communistes présents à cette réunion ont émis des remarques et des mises en garde sur les dérives de ce type de méthode. Il nous a été répondu que la décision serait prise par le maire malgré une éventuelle opposition des groupes politiques.

Pris par l’urgence d’autres dossiers importants, il est vrai, nous n’avons pas informé largement sur cet arrêté.

Néanmoins, si l’arrêté est confus et lourd de dérive, il faut régler les importants problèmes du centre-ville (Place Pasteur, rue Pouillet, Quai Vauban).

Conformément au communiqué de la section PCF de Besançon (en ligne sur le site : pcf-doubs.fr), les élu-e-s communistes demandent le retrait d’un arrêté confus et inadapté et l’exploration d’autres solutions impliquant dans la décision les premiers concernés : habitants, SDF, commerçants, etc. Ils soutiennent et appellent à rejoindre les actions citoyennes allant dans ce sens : pétition et rassemblement du 1er septembre.

PCF // Retrait de l’arrêté anti-mendicité

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En Marche !: faible avec les forts, fort avec les faibles.

L’arrêté du 9 juillet 2018 du maire de Besançon intervient dans un contexte politique national, celui des politiques libérales de Macron auxquelles le maire apporte son soutien : baisse de l’impôt sur la fortune, diminution de l’imposition du capital, suppression de l’exit tax, etc.. Autant de cadeaux pour les super-riches et les actionnaires dans l’espoir que cette accumulation de richesses en haut « ruisselle » jusqu’au bas de l’échelle sociale. Après bientôt 40 ans de telles politiques sans aucun effet, qui peut encore y croire ?

Dans ce contexte d’un assistanat général des puissants dans notre pays, un tel arrêté ne peut que susciter la colère. Il y a vraiment un « deux poids, deux mesures ». LREM : forte avec les faibles, faible avec les forts.

Derrière la mendicité : l’affaiblissement de l’État social par l’austérité.

« Réduire le périmètre du service public », « diminuer le nombre de fonctionnaires », « alléger les dépenses pour réduire la dette », nous commençons à vivre aujourd’hui les conséquences très concrètes, dans notre quotidien, de ces formules reprises tant et tant ces dernières décennies, par la droite, la direction socialiste et tous les « François Lenglet » de la télévision.

Prendre en charge ceux qui n’ont rien, ce n’est pas du luxe. Ni pour ceux qui vivent dans la rue, ni pour ceux qui traversent les rues.

C’est ce que Monsieur le Maire pensait pourtant en 2011 : « Ce que je veux moi, ce n’est pas combattre les pauvres, je veux lutter contre la misère ». « Pour moi ce serait un échec dramatique, je dis bien dramatique, de notre modèle républicain, de légiférer contre la mendicité ».

Des problèmes réels mais un arrêté confus.

Néanmoins, il n’est pas question de tomber dans l’angélisme et la naïveté. Il y a des problèmes à Besançon au centre-ville qu’il faut regarder en face : agressions verbales, insultes à caractère sexiste, problèmes de propreté, etc. Mais ces problèmes ne concernent qu’une toute petite minorité de ceux qui sont visés par l’arrêt anti-mendicité. Il est impensable de criminaliser tout un groupe pour les agissements d’une minorité.

Il y a par ailleurs de vrais problèmes de délinquance (dégradation, violence et stupéfiants) depuis plusieurs mois dans la zone Quai Vauban, rue Pouillet, Passages Pasteur. Les témoignages d’habitants et de commerçants sont nombreux et doivent être entendus. Mais ce n’est pas avec un arrêt anti-mendicité qu’on réglera ces problèmes. Et là encore l’arrêté introduit de la confusion en amalgamant la mendicité, la délinquance, la violence, etc.

Pour toutes ces raisons, les communistes du Grand Besançon demandent le retrait de cet arrêté.

Chercher des solutions en impliquant la population.

Il faut, au niveau national, en finir avec ces politiques d’austérité, avec ce choix d’assister les super-riches et le grand capital, afin de retrouver des ressources financières pour l’intérêt commun.

Mais en attendant et au niveau local, il faut aussi des solutions. D’abord, il faut que ces questions soient plus largement débattues en conseil municipal. Les arrêtés (sortes d’ordonnances municipales) ne résolvent rien. Il faut aussi et surtout revoir la façon de traiter ce type de problèmes. Il faut inclure dans la réflexion et la délibération tout ceux qui sont concernés. On ne travaille pas les questions de sécurité et de voie publique seulement d’en haut, depuis des bureaux de mairie et de préfecture. Les habitants, les commerçants et ceux qui vivent dans la rue ont une connaissance de première main des problèmes en question.

Le PCF bisontin demande que la mairie mette en place des modalités concrètes d’implications des habitants pour aider à résoudre ces difficultés.

Député.e.s PCF // Victoire des Bleus : Macron « s’approprie » la joie du peuple

[AFP] Les députés communistes ont estimé mardi que le chef de l’Etat avait provoqué « beaucoup de frustration » en s’appropriant « la joie du peuple » liée à la victoire des Bleus, regrettant aussi la vitesse avec laquelle le car des footballeurs a défilé lundi sur les Champs-Elysées

Victoire des Bleus: Macron "s'approprie" la joie du peuple (député.e.s PCF)
   « Il semble qu’il y ait eu beaucoup de frustration que le président de la République s’approprie presque de manière exclusive et irrationnelle la joie qui est celle du peuple de France », a observé l’un de leurs porte-parole, Sébastien Jumel, lors d’un point de presse.
Le chef de l’Etat « avait l’air pressé de les retrouver » et « entre un bus qui fend la foule pendant quatre heures en 1998 et des supporters qui attendent quatre/cinq heures en plein cagnard et qui voient les footballeurs dix secondes, je pense qu’on pouvait trouver un équilibre », a ajouté ce député de Seine-Maritime.
Emmanuel Macron « se prend pour le capitaine de l’équipe de France alors qu’il n’a pas beaucoup joué », a aussi affirmé M. Jumel, ajoutant être « très heureux » de la victoire des Bleus face à la Croatie, deuxième Coupe du monde de football remportée par la France, vingt ans après celle de 1998.
« On peut être en joie et continuer à combattre les choix politiques » du gouvernement, a observé à ses côtés Elsa Faucillon, également porte-parole des élus PCF.
Les Bleus ont descendu lundi devant environ 300.000 personnes l’emblématique avenue parisienne sur un bus à impériale, là où un demi-million de personnes étaient venues le 13 juillet 1998 acclamer leurs glorieux aînés – dont faisait partie leur sélectionneur Didier Deschamps.
Joueurs et encadrement de l’équipe de France ont ensuite été reçus à l’Elysée, où la présidence avait invité 3.000 personnes, dont de nombreux jeunes, pour les fêter.
Cette journée de communion s’est toutefois finie sur une fausse note: alors que des milliers de supporters attendaient ensuite l’apparition des Bleus au palace du Crillon en soirée, ils ont vu leurs espoirs douchés et certains ont laissé éclater leur colère.
Repris sur le blog: www.editoweb.eu/nicolas_maury/