Marine LEPEN parle devant 1000 militants et toute la presse en parle, la Fête de l’humanité explose son record de fréquentation et est reléguée dans les faits divers

Ce week end a été historique pour les militants communistes. Notre fête, la Fête de l’Humanité a explosé les compteurs en terme de participation en dépassant la barre des 800 000 visiteurs, soit 6 fois plus que les Eurockéennes de Belfort. Cette affluence fait de la Fête de l’Humanité la plus grande fête populaire de France, mais c’est aussi un événement culturel incontournable avec plus de 60 concerts, avec un village du livre accueillant près de 200 auteurs, des spectacles vivants, des expositions… C’est aussi et surtout l’événement politique incontournable  de la rentré avec la présence de nombreuses personnalités du monde politique, syndical, sportifs ou associatifs. C est aussi la présence  de stand venant de toute la France (comme le stand de la Fédération du Doubs du PCF avec ses 50 militants bénévoles), aux côtés des stands de partis progressistes du monde entier. 

En résumé un événement unique en son genre, démesuré, qui a encore réussi à réunir un  peuple de gauche bien vivant et qui cherche à se fédérer.

Pendant ce temps, Marine LEPEN lance sa campagne européenne à Fréjus devant 1000 personnes. Même pas un quart des militants bénévoles de la fête de l’Humanité. Il y a d’ailleurs fort à parier (même si nous n’avons pas tenu les comptes) que nous avons vu plus de personne sous le stand du PCF de Doubs ce week end qu’il n’y en a eu devant Marine LEPEN, et que la teneur des nos débats étaient bien plus dense politiquement que le vide idéologique du repli identitaire prôné par le RN. 

Pourtant en allumant nos postes de radio sur le chemin du retour ou en ouvrant le journal ce matin, tout le monde parle de Fréjus et la Courneuve apparaît dans le meilleurs des cas dans les faits divers. 

Comment s’étonner alors que le RN sort en tête des sondages des européennes si le micro lui est tendu en permance? 

Les communistes qui sont attachés à une presse libre et pluraliste se demandent parfois les raisons qui poussent les éditorialistes à nous écarter de l’actualité traitée par leurs journaux.