La fusion des régions: nous ne sommes toujours pas satisfaits!

logo_pcf_fdg_cartouche_cmjnCommuniqué de presse:

L’affichage médiatique d’une répartition « équilibrée » des directions régionales entre Besançon et Dijon, destiné à rassurer des citoyen-ne-s légitimement inquiets, ne saurait suffire à effacer les dangers de la fusion des régions.

Au-delà de de l’emplacement des  directions régionales, la question cruciale est en effet celle de la continuité de l’offre des services de proximité. Comment chacune des administrations concernées, couvrant un territoire élargi avec des moyens affaiblis par la politique d’austérité, pourrait-elle répondre au plus près des  besoins des populations ? Est-ce l’emplacement du siège de  la future Communauté universitaire d’Établissements à Besançon qui mettra un terme à la perte  des formations et des étudiants qui dévitalise aujourd’hui  l’Université de Franche-Comté? Évidemment non. Est-ce l’emplacement du siège de la future Agence Régionale de Santé ou le principe même de  la fusion des deux ARS qui risque de porter un coup sévère à la proximité des services de santé ? Évidemment c’est la fusion, en ce qu’elle est propice à un regroupement  hospitalier à grande échelle, qu’il soit piloté depuis une direction basée à Dijon ou Besançon.

La fusion des régions a été  organisée sous la pression des autorités européennes : elle  a pour objectif de concentrer richesses et services sur les quelques métropoles susceptibles d’attirer la finance internationale, au prix d’un assèchement  des financement publics sur de vastes territoires. Elle est au service des multinationales et non des populations, et porte en elle l’inégalité territoriale comme la nuée porte l’orage.

Le seul moyen d’en repousser les risques est de faire sauter le carcan de l’austérité.

Nathalie Vermorel

Evelyne Ternant

Portes paroles du PCF en Bourgogne Franche-Comté