Les « gens aisés » pour Eric Alauzet? Les profs par exemple…

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« Les gens aisés », selon Macron et le député Eric Alauzet

En mission pour Macron, Alauzet dit vouloir s’en prendre aux riches pour « renflouer les caisses de l’État ». Mais qui sont pour eux les « riches » ? Alauzet fait passer la barrière qui sépare les riches des autres à 2 600 euros de revenus pour une personne et 4050 pour un couple. Qu’on ne s’y trompe pas. Dans leur esprit, cette définition des riches vaut autant pour les actifs que pour les retraités. A ce compte, les enseignants, professeurs des écoles de collège, de lycées, de fac, se retrouvent dans le même panier que Madame Bettencourt, la haute finance, les maîtres du CAC 40, le gratin des nantis.

C’est une imposture.

Alauzet et la majorité derrière Macron sont les bienfaiteurs des vrais riches. Ils ont supprimé l’impôt sur la fortune, ce qui constitue pour chacun des plus gros un cadeau de 1,5 millions d’euros par an. Ils déversent sur les grandes entreprises la manne du CICE. Celles-ci sont en mesure de distribuer à leurs actionnaires des dividendes d’un niveau jamais atteint.

Ce n’est pas là qu’Alauzet veut « trouver l’argent pour renflouer les caisses de l’État », mais sur ceux qu’il désigne comme les 20% supérieurs.

Les enseignants, actifs et retraités, l’une des cibles de Macron et du député Eric Alauzet

En dépit de la place flatteuse (« génération dorée ») qu’on leur attribue dans la société, il n’empêche que la situation financière des enseignants est, en Europe, considérée comme médiocre, que les décennies précédentes ont vu la dégradation de leurs rémunérations depuis qu’elles ne sont plus indexées sur l’inflation.

Mais s’ils culpabilisent, se pensent « privilégiés », et restent passifs d’autres mauvais coups leurs sont destinés : de nouvelles exigences en matière de trimestres cotisés pour la retraite, la fin de leur « privilège » dans le calcul de cette retraite, puisque, dans le privé, la référence est devenue les 30 dernières années. Actifs à mi- carrière et retraités seront dans les 20% qui continueront à payer la taxe d’habitation.

Ne pas céder à la division

Aussi les enseignants n’ont rien à gagner à souscrire à l’idée que tels ou tels parmi les salariés auraient des « privilèges ». Ils doivent être au contraire solidaires. Réciproquement les classes populaires, en lutte pour leurs aspirations légitimes, n’ont rien à gagner à la dégradation des classes moyennes inférieures » : les enseignants, les cadres de la fonction publique ou du privé. Au contraire, toute atteinte à la situation sociale des uns ouvre la porte à l’attaque contre la situation sociale des autres.

Contre la vision de Macron et d’Alauzet, classes populaires et classes moyennes, tous unis contre le grand capital !