Déclaration sur l’accueil des réfugiés – Conseil municipal de Besançon 17-09-15

Nous nous réjouissons que Besançon se soit portée volontaire pour l’accueil de réfugiés perpétuant ainsi les traditions humanistes de notre ville.
Je voudrai à cette occasion demander aux bisontins de réserver un accueil des plus chaleureux à ces réfugiés.
Ces gens ont beaucoup voyagé, parfois au risque de leurs vie,
Ces gens ont subit les atrocités de la guerre, perdu des proches, une femme, un mari, des parents, des amis ou des enfants…
Beaucoup d’entre eux étaient en danger dans leur pays car ils défendaient des valeurs qui ne nous sont pas étrangère comme la liberté, l’égalité ou la fraternité,
Ces gens portent les visages de ce que la barbarie déteste; c’est pourquoi nous devons les accueillir avec la plus grande humanité.

Nous regrettons qu’il ait fallu la mort d’un enfant comme l’image d’une humanité naufragée sur une plage turque, pour que la vague de l’indignation citoyenne oblige notre gouvernement à agir;

Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines: plusieurs milliers de morts en Méditerranée et aux portes de l’Europe qu’ils soient des réfugiés politiques ou économique, les fonds de la Méditerranée eux ne font pas de différence.

A ceux qui disent que nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde je leur rappellerai la fin de la citation: « mais nous devons y prendre notre part », car en en effet nous n’y prenons pas toute notre part, aujourd’hui nous parlons d’accueillir 24 000 réfugiés syriens en France sur les 4 millions soit 0,06% d’entre eux.A titre de comparaison le Liban qui fait à peine 2 fois la taille de notre département en accueil 1,2 million.

Nous demandons aujourd’hui au gouvernement de sortir de l’hypocrisie pour mettre fin à cette situation. Nous devons cessez d’alimenter les logiques de guerre qui sont à l’origine des terribles drames et du chaos que fuient ces réfugiés.
Pourtant la France semble s’engager dans une nouvelle escalade sans aucun mandat de l’ONU, tandis qu’elle reste silencieuse face à la répression du gouvernement Erdogan contre les kurdes.
La France, dont la responsabilité est engagée dans la déstabilisation de la Libye et les engrenages guerriers de la région, doit changer la nature et les objectifs de son engagement.
Comme disait Jaurès « on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre » sans jamais préparer la paix.

À cinq jours de la journée internationale pour la paix,  la France doit d’urgence prendre de nouvelles initiatives pour des solutions de paix dans toute la région.

Capture d’écran 2015-09-19 à 09.00.50Thibaut BIZE
Pour le groupe Communistes – Front de Gauche